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Pour sa rentrée à Fréjus, Marine Le Pen attaque Emmanuel Macron: "il ne marche plus, il rame"

Lors de son discours de rentrée qui s'est tenu à Fréjus (Var) ce dimanche, Marine Le Pen, galvanisée par les résultats d'un récent sondage qui donne le RN au coude-à-coude avec LaREM pour les élections européennes, a critiqué avec virulence la gouvernance d'Emmanuel Macron.

Après des mois marqués par les difficultés judiciaires et financières de son parti, Marine Le Pen, galvanisée par de récents sondages sur les Européennes, revient aux origines. Dans une étude d'opinion publiée jeudi, le Rassemblement national arrive en deuxième position, avec 21%, des voix, pour le scrutin du 26 mai prochain, juste derrière La République en marche (21,5%). Ce dimanche, pour son discours de rentrée, la présidente du parti d'extrême droite a taclé son principal rival.

"Il n'incarne pas le début d'un cycle mais la fin d'un cycle"

A Fréjus (Var), l'ancienne candidate à l'élection présidentielle a dressé un bilan des 16 premiers mois d'Emmanuel Macron à la tête du pays. 

"Nous sommes dans la deuxième année d'un quinquennat qui se voulait celui d'un nouveau monde. Et qui un an après donne l'image d'un pouvoir déjà essoufflé, affaibli, impuissant", analyse-t-elle. "Ceux qui croyaient que l'élection présidentielle avait arrêté le temps et avec lui la glissade de la France vers l'abyme, tous ceux-là doivent se rendre à l'évidence. Emmanuel Macron n'incarne pas le début d'un cycle mais la fin d'un cycle. On le voit bien d'ailleurs maintenant, à l'heure où tout le monde fait sa rentrée, lui donne l'impression de faire sa sortie", ironise-t-elle.

"Une drôle de conception bien peu républicaine du pouvoir"

Le présidente du Rassemblement national a reproché à Emmanuel Macron de persévérer dans une voie qu'elle juge sans issue. 

"Refusant l'échec d'une mondialisation qu'il a tant adorée et défendue, il persévère et même accélère la glissade contre toute logique. On le sent de plus en plus, Macron ne règle pas les problèmes, il gagne du temps. Il n'a pas de grande vision, il tâtonne. Il ne marche plus, il rame", lance-t-elle.

Elle est enfin revenue sur l'affaire Benalla, qui secoue le pouvoir depuis plusieurs mois, signe selon elle de l'impuissance de l'exécutif.

"C'est dans les coups durs que l'on juge les personnalités. Et il y a de quoi être inquiet pour la présidence. La piteuse affaire Benalla de police parallèle a montré une drôle de conception bien peu républicaine du pouvoir", estime-t-elle. "Mais surtout un président fuyant, un pouvoir absent, réduit à une communication arrogante et provocatrice. La fuite en direct du ministre biodégradable Hulot a révélé les faux semblants d'un gouvernement d'inconnus et l'inconsistance d'une majorité parlementaire de fantômes", ajoute-t-elle. 

Céline Penicaud