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Européennes: Hamon et Varoufakis veulent pousser des listes avec un programme commun

Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances

Yánis Varoufákis, ancien ministre grec des Finances - Thomas SAMSON / AFP

Ce dimanche, Benoît Hamon et Yanis Varoufakis ont annoncé vouloir faire travailler ensemble sur la base d'un programme commun plusieurs listes nationales aux élections européennes de 2019.

Benoît Hamon et Yanis Varoufakis ont lancé dimanche leur campagne pour les élections européennes de 2019, affirmant vouloir la constitution dans toute l'Europe de listes partageant un programme commun, pour une Europe rompant avec l'austérité. "Pour avoir UN agenda, UN cadre politique, nous avons aussi besoin d'une liste transnationale", a expliqué en anglais l'ancien ministre des Finances grec, au cours d'une conférence de presse à Paris avec l'ex-candidat à la présidentielle socialiste.

Invité à préciser sa pensée, alors qu'il n'y aura pas à proprement parler de listes transnationales pour les prochaines européennes, Yanis Varoufakis a expliqué qu'il s'agissait de faire travailler ensemble différentes listes nationales, qui partageront un programme commun et soutiendront un candidat commun pour la présidence de l'UE. Les députés élus sous cette bannière formeront un nouveau groupe au Parlement européen. "L'Union européenne n'existe pas, en réalité. C'est pourquoi légalement il n'est pas possible d'avoir une liste transnationale. Mais nous ferons comme si", a-t-il répondu.

Un agenda a été arrêté

Yanis Varoufakis et Benoît Hamon se sont accordés sur un agenda. Un appel sera lancé en février en direction de tous les progressistes européens, et un meeting réunira en mars ceux qui auront répondu présents. En juin, une campagne sera lancée à travers l'Europe pour promouvoir les idées du mouvement.

Sur le fond, Yanis Varoufakis a expliqué vouloir mettre fin au face à face entre "l'establishment" qui gouverne l'Europe et les "désintégrationnistes" pour qui l'Europe est devenue un problème. Il souhaite mener une action sur deux fronts: à court terme, dès le lendemain des élections, en infléchissant les politiques européennes dans le cadre des traités existants. Et à l'horizon de 2025 en permettant l'écriture d'une nouvelle constitution européenne.

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R.V. avec AFP