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Emmanuel Macron candidat, la classe politique réagit

Alors qu'Emmanuel Macron s'apprête à annoncer sa candidature à l'élection présidentielle dès mercredi matin, la classe politique a réagi à cette future déclaration.

Après des semaines de meetings, de rencontres sur le terrain, Emmanuel Macron s'apprête à dévoiler sa candidature à l'élection présidentielle, ce mercredi matin. La classe politique a réagi sur BFMTV à cette annonce.

A droite, le porte-parole d'Alain Juppé et député Les Républicains de la Marne, Benoist Apparu, juge Emmanuel Macron "politicien". Il le trouve bien loin des promesses "d'homme libre, au-dessus des partis" qu'il avait faites.

Pour Christian Estrosi, président LR de la région PACA et porte-parole de Nicolas Sarkozy, son objectif est de "mettre en échec tous ceux qui ont participé à cette gouvernance de gauche dont Emmanuel Macron fait partie".

Marine Le Pen, trouve que l'ancien ministre de l'Economie est un "candidat plexiglass". Elle soulève également le fait que politiquement parlant, "il arrive sur une niche, qui est la niche ultra libérale, dont le moins qu'on puisse dire c'est que dans la présidentielle française, elle est déjà très bien représentée".

"On ne connait pas son programme"

Comme la présidente du FN, Yann Galut appelle Emmanuel Macron à présenter un programme.

"Il est dans une aventure personnelle, en gros il nous explique qu'il n'est ni de droite ni de gauche, qu'il est jeune, qu'il est moderne, qu'il a plein d'idées. Mais, ces idées-là on ne les connait pas, on ne connait pas son programme. On sait qu'il est libéral sur les questions économiques, qu'il l'est aussi sur les questions sociales. (…) Il y a un vrai flou sur sa candidature", affirme le député PS du Cher.

Il prévoit que "quand les candidatures des uns et des autres vont être lancées dans le cadre de la présidentielle, la sienne s'éteindra d'elle-même, tranquillement".

A gauche toujours, le député PS d'Argenteuil (Val d'Oise), Philippe Doucet, juge qu'Emmanuel Macron, "c'est le problème de François Hollande, ce n'est pas le problème de Manuel Valls". Il explique le choix de positionnement de l'ancien membre du gouvernement "pour essayer notamment d'attirer un certain nombre d'électeurs de droite".

De la "très vieille politique"

Droite ou gauche, François Kalfon ne sait pas où se situe Emmanuel Macron. Le directeur de campagne d'Arnaud Montebourg, qualifie de "très vieille politique" la démarche de l'ancien ministre, tout en se demandant s'il ne chercherait pas à "atomiser un peu plus le champ politique".

Le député PS de Paris, Pascal Cherki appelle Macron à se présenter à la primaire de la gauche car selon lui, "il n'est pas moins légitime qu'un autre pour pouvoir prétendre jouer un rôle".

Gérard Collomb, sénateur PS du Rhône et soutien d'Emmanuel Macron, revient sur l'état de l'homme. "Il est déterminé, il a tracé depuis quelques mois un chemin et il entend le poursuivre, il est comme d'habitude, en marche", affirme-t-il.

Enfin, François Hollande affirme ne vouloir que le rassemblement. "L'enjeu c'est le rassemblement, c'est la cohésion. (…) Ma responsabilité comme président de la République, c'est la cohésion qui va être l'élément essentiel. Ce qui compte ce n'est pas ma personne, c'est le pays et c'est le rassemblement", soutient le président de la République.

Astrid Landon