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Pour Paris, "rien ne paraît justifier l'emploi de la force par la Russie" en mer d'Azov

Un soldat dans le port de Marioupol, sur la mer d'Azov, le 14 août 2018.

Un soldat dans le port de Marioupol, sur la mer d'Azov, le 14 août 2018. - Aleksey FILIPPOV / AFP

Lundi, la France a déploré l'usage de la force par les gardes-frontières russes dans le détroit de Kertch.

La France a déploré lundi l'emploi de la force par les gardes-frontières russes contre trois navires ukrainiens dans le détroit de Kertch, jugeant que rien ne paraît le "justifier".

"Compte tenu de notre connaissance des faits à ce stade, rien ne paraît justifier cet emploi de la force par la Russie", a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, à la veille d'une visite à Paris du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Les gardes-côtes russes ont tiré dimanche sur les bateaux pour les intercepter. Une vingtaine de marins ukrainiens ont été faits prisonniers, dont plusieurs ont été blessés.

Crimée

Paris a demandé "à la Russie de libérer dans les plus brefs délais les marins ukrainiens retenus et de restituer les navires saisis".

"Cette situation est la conséquence directe de l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014, en violation du droit international", a estimé le Quai d'Orsay.

La Russie doit "respecter la liberté de passage dans le détroit de Kertch ainsi que de navigation dans les eaux de la mer d'Azov", a ajouté le ministère français.

Réunion d'urgence

La Mer d'Azov est une petite mer intérieure au nord de la mer Noire que se partagent la Russie et l'Ukraine.

"Les mesures d'arraisonnement et de vérification des navires mises en oeuvre par la Russie depuis le printemps 2018 affectent le fret maritime et l'activité des ports ukrainiens", a également relevé le porte-parole.

Le Conseil de sécurité de l'ONU aura lundi une réunion d'urgence réclamée par l'Ukraine et la Russie au sujet de cet incident sans précédent autour de la mer d'Azov.

B.L. avec AFP