BFMTV

La Russie accuse l'Ukraine d'utiliser des "méthodes dangereuses" dans le détroit de Kertch

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. - CURTO DE LA TORRE / AFP

Lundi, le ministre russe des Affaires étrangères a accusé l'Ukraine d'utiliser des "méthodes dangereuses" dans le détroit de Kertch.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé lundi l'Ukraine d'utiliser des "méthodes dangereuses" dans le détroit de Kertch, au lendemain d'un incident sans précédent ayant conduit à la capture de trois navires ukrainiens par la marine russe.

"Une violation a eu lieu, et des méthodes dangereuses ont par ailleurs été utilisées. Cela pouvait créer et cela a créé une menace et des risques pour le déplacement normal des navires dans ce corridor maritime" entre la mer d'Azov et la mer Noire, a affirmé Sergueï Lavrov, ajoutant qu'il s'agissait d'une "provocation".

Plusieurs marins blessés

Dimanche, la marine russe a capturé deux navires de guerre ukrainiens et un remorqueur que Moscou accuse d'être entrés illégalement dans les eaux territoriales russes au large de la Crimée annexée.

Kiev a demandé la libération de ses marins, dont plusieurs ont été blessés, et de nouvelles sanctions contre la Russie.

Selon le chef de la diplomatie russe, Kiev a violé des "dispositions clés du droit international, non seulement maritime" mais également "la charte de l'Onu incluant la convention de 1982 sur le droit de la mer et d'autres textes de droit international".

"Nous ne nous faisons pas d'illusions"

Alors que le Conseil de sécurité de l'Onu tiendra lundi une réunion d'urgence réclamée par l'Ukraine et la Russie, "nous ne nous faisons pas d'illusions, compte tenu que l'Occident a pris position pour un soutien aveugle du président Porochenko et de son régime", a assuré Sergueï Lavrov.

"Nous appelons les soutiens occidentaux de Kiev à calmer ceux qui essayent de gagner des points politiques grâce à une hystérie militaire", à quatre mois de l'élection présidentielle en Ukraine, a-t-il affirmé.
B.L. avec AFP