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"Oui, les grèves sont permises mais la grève n'est pas la réponse" pour un leader public, assure Macron

Le chef de l'État s'est livré à un exercice de questions-réponses avec des étudiants américains ce mercredi. Il s'est notamment dit "très attaché" au droit de grève tout en expliquant que ce n'était pas "la réponse" pour un leader public. Il a également assuré qu'il surmonterait la grève à la SNCF.

Emmanuel Macron a fait face ce mercredi aux étudiants de l'Université George Washington à l'occasion du dernier événement de sa visite d'État. Après son discours tenu devant le Congrès américain, le chef de l'État a participé à un exercice de questions-réponses face aux jeunes américains. Un exercice dans la même lignée que son intervention à Ouagadougou en novembre. "Soyez directs! Peu importe les questions", a-t-il lancé d'entrée à son auditoire.

Interrogé sur les grèves en France, Emmanuel Macron a rappelé que "la grève fait partie des modes d'expression possibles dans une démocratie" et s'est dit "très attaché à ce droit".

"Oui, les grèves sont permises mais la grève n’est pas la réponse. Ce n'est pas l’orientation de votre action quand vous êtes un leader public. Si vous n'écoutez que ceux qui manifestent, vous ne risquez pas de mettre en oeuvre votre politique parce que parfois les manifestants ne représentent qu'une minorité", a néanmoins tempéré le président de la République.

Macron va "surmonter la grève" de la SNCF

Un peu plus tard, Emmanuel Macron a été questionné sur le cas de la SNCF. Il a assuré qu'il allait "surmonter la grève" des cheminots. "Cela ne fait aucun doute. Parce que nous n'avons pas le choix", a-t-il dit.

Le chef de l'État a tenté de justifier la réforme ferroviaire en expliquant que "cette réforme est bonne pour le pays". "Si j'arrête de réformer le pays sur ce sujet, comment voulez-vous que je réforme le reste?", a-t-il lâché, précisant que "cette réforme est bonne pour les personnes qui travaillent à la SNCF".

Paul Louis