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Hollande: une année de couacs

François Hollande et son gouvernement au début de son mandat

François Hollande et son gouvernement au début de son mandat - -

La première année de pouvoir de François Hollande a été émaillée de couacs, de voix discordantes ou encore de rappels à l'ordre. Passage en revue.

Sonné par l'affaire Cahuzac, François Hollande achève sa première année de mandat avec une impopularité record. Sans compter les nombreux couacs, voix discordantes ou encore rappels à l'ordre qui ont émaillé cette entrée à l'Elysée. Retour sur ces proches de François Hollande qui ont "parasité" son message.

> Vincent Peillon et ses annonces

Premier de la liste: Vincent Peillon. A peine installé, Vincent Peillon annonce le retour de la semaine de cinq jours en primaire dès la rentrée 2013. La communication est jugée trop hâtive par Jean-Marc Ayrault, qui rappelle le ministre de l'Education à l'ordre: "Il y a une méthode: c’est la concertation préalable", lance-t-il à l'époque.

> Cécile Duflot et le cannabis

Trois semaines plus tard, Cécile Duflot plaide en faveur de la dépénalisation du cannabis. Cette position n’étant pas celle du gouvernement, la ministre du Logement se voit dans l'obligation de la rectifier dans la foulée: "C’est un sujet qui concerne la société et le parlement, voilà je n’ai rien de plus à dire", se justifie-t-elle alors.

> Valérie Trierweiler et son tweet

Dur mois de juin pour l’exécutif. En pleine campagne législative, Valérie Trierweiler apporte son soutien au candidat socialiste dissident Olivier Falorni contre Ségolène Royal. "Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé", pouvait-on lire sur son compte Twitter. L’élue de Poitou-Charentes sera finalement battue. Et ce message de moins de 140 signes aura déclenché une vive polémique.

> Nicole Bricq et sa réaffectation

A l’occasion du remaniement qui suit les élections législatives, Nicole Bricq se voit débarquée du ministère de l’Ecologie qu’elle occupait depuis moins d’un mois. Une éviction en réponse à des décisions hostiles aux groupes pétroliers. 

> Manuel Valls et son message pour le FN

Le 13 novembre 2012, Manuel Valls soulève une bronca à l'Assemblée nationale, en accusant la droite d'être responsable du "retour du terrorisme". François Hollande demande à son ministre de l'Intérieur et à la droite de ne "pas se diviser" sur le terrorisme, une question "trop grave" pour polémiquer. Valls dira le lendemain devant les députés qu'il "regrette" ses propos.

> Arnaud Montebourg et ses coups de gueule

Début décembre le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, propose sa démission quand il découvre que le Premier ministre a repoussé sa proposition de nationaliser temporairement le site pour favoriser les repreneurs, lui préférant un accord avec le PDG d'ArcelorMittal.

Arnaud Montebourg reste finalement au gouvernement, mais réaffirme le 18 décembre dans Le Monde que "la nationalisation temporaire est une solution d'avenir" pour Florange, en opposition avec la position du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

> Jérôme Cahuzac et son mensonge

Le point d’orgue de ces couacs sera le mensonge de Jérôme Cahuzac. Le ministre du Budget avoue le 2 avril avoir bien possédé un compte caché en Suisse et transféré à Singapour, ouvrant la voie à une ample crise. La "République exemplaire" promise par le président subit son plus sérieux revers.

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M.G. avec Damien Fleurot