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Hollande: "L'Afrique doit assurer elle-même sa sécurité"

François Hollande lors du sommet France-Afrique, le 7 décembre.

François Hollande lors du sommet France-Afrique, le 7 décembre. - -

Le président de la République française a clos deux jours de sommet pour la paix et la sécurité en Afrique par un discours. Le point sur les "décisions exceptionnelles".

Le palais présidentiel a accueilli une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains pour un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique. Après la sécurité, le sommet de l'Elysée s'est consacré samedi aux volets "développement" et "climat". François Hollande a clos la réunion, rendant une nouvelle fois hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, décédé en fin de semaine.

"Ce sommet a été exceptionnel par l'ampleur de la participation", introduit le président de la République. Sur le volet de la sécurité, le sommet a convenu que l'Afrique doit assurer elle-même sa protection. "La France soutiendra par une action de formation et d'équipement", indique-t-il. Sur la question du financement, il existe des organisations prévue pour assurer le maintien de la paix, mais dans l'attente d'une force pour la rendre possible, "nous devons prévoir des financements", pointant ainsi l'Union européenne. "Pour que l'Europe assure sa défense, l'Afrique doit pouvoir assurer la sienne", poursuit-il.

"Doubler ses échanges avec l'Afrique"

La deuxième décision concerne le développement et le partenariat économique. "La France se donne comme objectif de doubler ses échanges avec l'Afrique", indique François Hollande. Enfin, la dernière décision "est relative au climat". Les pays africains sont les principales victimes des déréglements climatiques. Sur ce point le chef de l'Etat annonce la décision de "former une alliance pour réussir la conférence sur le climat de 2015 qui se tiendra à Paris".

Les participants ont "pris ensemble l'engagement de diminuer le coût des énergies renouvelables" par du transfert de technologie et de la recherche publique et privée, "de façon à rendre ces énergies accessibles encore plus qu'elles ne le sont aujourd'hui en Afrique", souligne le ministre du Développement Pascal Canfin, samedi en début d'après-midi.

"Il n'y a pas de développement durable et économique sans paix et le développement durable et économique est lui-même un gage de paix", déclare plus tôt Pierre Moscovici, ministre français de l'Economie. "L'Afrique et la France ont besoin l'une de l'autre pour leur croissance, ce qui passe par un dialogue sincère et sans complaisance", ajoute-t-il. Vendredi, le sujet dominant avait été la sécurité.

L. B. avec AFP