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Hollande: la France "peut entraîner chaque année 20.000 soldats" africains

François Hollande a prononcé le discours d'ouverture du sommet France-Afrique, ce vendredi, a l'Elysée, face à une quarantaine de dirigeants africains.

François Hollande a prononcé le discours d'ouverture du sommet France-Afrique, ce vendredi, a l'Elysée, face à une quarantaine de dirigeants africains. - -

Le chef de l'Etat s'est exprimé, ce vendredi, en ouverture du sommet franco-africain qui se tient pendant deux jours à l'Elysée. Cinquante-trois pays d'Afrique sont représentés pour ce sommet, qui doit notamment permettre d'aborder les questions sécuritaires et la lutte contre le terrorisme sur le continent africain.

Le sommet franco-africain organisé vendredi à l'Elysée sera marqué par la mort de Nelson Mandela, survenue jeudi soir, et l'intervention française en Centrafrique, commencée depuis quelques heures. Le président de la République François Hollande s'est exprimé en début d'après-midi, ce vendredi, en ouverture du sommet de l'Elysée pour la Paix et la Sécurité en Afrique, organisé vendredi et samedi, et pour lequel 53 pays africains sont représentés.

Lutter contre plusieurs types de menaces

"Pour la France, l'Afrique est un continent d'avenir". François Hollande a introduit son discours d'ouverture du sommet franco-africain en évoquant la "relation particulière" de la France avec l'Afrique. "Elle tient surtout aux liens humains qui se sont tissés de générations en générations", a indiqué le chef de l'Etat à ce sujet.

François Hollande a tout d'abord évoqué une "nécessité": celle de "préparer les forces africaines à pouvoir répondre à toutes les menaces", telles que "le terrorisme", les "trafics de drogues, d'armes, d'êtres humains, d'espèces protégées" ou encore la "piraterie".

"Cette lutte contre tous ces trafiquants doit être implacable, car il y a un lien entre ces trafiquants et les groupes rebelles qui déstabilisent les Etats", a estimé le président de la République.

L'Afrique doit "assurer par elle-même sa sécurité"

Par ailleurs, François Hollande a insisté sur la "nécessité de constitution d'une force de prévention rapide". Pour "maîtriser son destin", l'Afrique doit "assurer pleinement, par elle-même, sa sécurité", a-t-il justifié, s'engageant à fournir une aide en formation et encadrement si le continent se dotait d'une force de réaction rapide.

"La France est disposée à apporter tout son concours à cette force" en fournissant "des cadres militaires" et en participant "à des actions de formation. Elle peut entraîner chaque année 20.000 soldats", a dit le président français, face à la quarantaine de dirigeants africains réunis à l'Elysée.

"Nous ne pouvons plus laisser les massacres se perpétrer"

Enfin, le chef de l'Etat a évoqué l'intervention française en Centrafrique, lancée jeudi, à la suite du vote favorable du Conseil de sécurité des Nations unies. "Aujourd'hui au coeur de l'Afrique, un peuple est en souffrance, il nous appelle", a-t-il déclaré. "Nous ne pouvons plus laisser les massacres se perpétrer, des femmes et enfants être violentés, des exactions être commises y compris dans les hôpitaux".

Les discussions de ces deux jours de sommet seront dominées par les questions de la sécurité sur le continent africain et de la lutte contre le terrorisme, mais aussi celle du changement climatique.

Adrienne Sigel