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Centrafrique: Le Drian annonce que "l'opération française a commencé"

Un soldat français devant l'aéroport de Bangui, le 1er décembre 2013.

Un soldat français devant l'aéroport de Bangui, le 1er décembre 2013. - -

L'opération française Sangaris a débuté jeudi soir, avec les forces françaises déjà présentes sur le territoire.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé vendredi matin que l'opération française en Centrafrique, en proie à des soubresauts meurtriers, avait commencé avec des patrouilles dans Bangui.

Sur RFI, le ministre a indiqué: "L'opération a commencé, dans la mesure où les forces françaises qui étaient déjà présentes à l'aéroport de Bangui, avec une mission limitée à la protection de cet aéroport et de nos ressortissants, dès cette nuit, ont développé des patrouilles dans Bangui. La nuit a été calme".

Sur France Info, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a lui annoncé que le nombre de soldats français en Centrafrique sera doublé d'ici la fin de la semaine. "Aujourd'hui il y en a un peu plus de 650", a-t-il rappelé.

Objectif: assurer "une sécurité minimum"

"Une compagnie est arrivée de Libreville hier soir et aujourd'hui un détachement d'hélicoptères sera sur zone", a précisé Jean-Yves Le Drian. Le ministre a évoqué aussi le développement de la force africaine sur place qui se coordonne avec les forces françaises. "Ce qui fait que j'espère que les deux objectifs que nous poursuivons pourront se réaliser rapidement".

Il a défini ces deux objectifs: "Une sécurité minimum, permettant à une intervention humanitaire de se mettre en oeuvre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui". Elle passe "par la sécurisation des rues, des itinéraires principaux pour permettre aux gens d'aller même à l'hôpital". Ensuite il s'agit parallèlement "que les forces africaines soient en situation d'assurer la sécurité du territoire en attendant la transition politique".
L'armée française n'aura pas perdu de temps. Sitôt le feu vert de l'ONU donné pour une intervention française en Centrafrique, le président François Hollande avait annoncé jeudi soir une action militaire "immédiate" dans le pays.

A. G. avec AFP