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Hollance annonce la mort de "plus de 30 Français" partis en Syrie

François Hollande au sommet du G7 à Bruxelles, le juin 2014.

François Hollande au sommet du G7 à Bruxelles, le juin 2014. - -

Le président François Hollande estime qu'une trentaine de Français sont morts en combattant en Syrie. Il insiste sur la nécessaire coopération entre les pays lors du sommet du G7 à Bruxelles.

"Plus de 30 ressortissants français" partis combattre en Syrie y ont trouvé la mort, a annoncé, mercredi soir, le président français François Hollande. Face au phénomène des combattants étrangers en Syrie, "nous devons coopérer davantage", et notamment en matière "de renseignement", a ajouté François Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée du sommet du G7 à Bruxelles.

"Nous avons décidé d'une coopération pour prévenir, dissuader et punir ce type de mouvement, qui peut mettre en cause notre propre sécurité", a-t-il ajouté, invoquant la tuerie le 24 mai au musée juif de Bruxelles pour laquelle un Français au profil jihadiste passé par la Syrie a été arrêté.

Selon des chiffres cités fin avril par les autorités françaises, près de 300 jeunes Français seraient partis en Syrie et auraient participé à des combats, une centaine serait en transit à destination des régions tenues par la rébellion et une centaine d'autres serait déjà revenue de Syrie, et surveillée par les services antiterroristes.

Une "prise de conscience" de la menace

Dans une déclaration adoptée mercredi soir, les dirigeants du G7 soulignent avoir "décidé d'intensifier" les "efforts pour répondre à la menace que constituent les combattants étrangers qui se rendent en Syrie".

"Il y a une prise de conscience de ce qui est à l'oeuvre depuis plus d'un an et demi", et de la menace que peut représenter le retour en Europe "d'individus endoctrinés et entraînés sur ces terrains de guerre", a relevé le président français. Une réunion de travail doit être également consacrée jeudi au dossier par les ministres de l'Intérieur de sept pays de l'UE à Luxembourg, - France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas et Danemark.

Dans leur déclaration, les dirigeants du G7 ont par ailleurs "dénoncé le simulacre d'élection du 3 juin" qui a vu la réélection sans surprise du président Bachar al-Assad.

A. D. avec AFP