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En pleine grève, repos de Noël discret et studieux pour Macron au fort de Brégançon

À l'instar de la quasi totalité de ses ministres, le chef de l'État n'a pas quitté le territoire français pour ses vacances de Noël. Il suit de près l'évolution de la plus longue grève des transports qu'a connu le pays depuis 1995.

Alors que la grève des transports se poursuit en France, la communication gouvernementale insiste beaucoup sur des éléments de sobriété. Notamment s'agissant des vacances de Noël. Pas question, tandis que les Français sont pris en tenaille entre les répercussions de la grève et les affres de la réforme des retraites qui va suivre, d'afficher le moindre contentement.

Les membres de l'exécutif ont reçu pour consigne de ne pas quitter le territoire et l'ont, sauf exception, scrupuleusement respectée. Emmanuel et Brigitte Macron, quant à eux, font quelques jours de coupure au fort de Brégançon, dans le Var. Une escapade dont le classicisme ne risque pas de heurter grand-monde.

"Il travaille beaucoup"

Depuis son arrivée à Bormes-les-Mimosas, le couple présidentiel s'est fait très discret auprès des médias envoyés sur place. "Du repos et du travail", résume l'Elysée. Seul deux promenades en bord de mer, mercredi et jeudi, ont dévié de ce leitmotiv. Le chef de l'État ne s'est adonné, pour l'heure du moins, à aucun bain de foule, contrairement à ses habitudes. 

Dans son bureau personnel du fort de Brégançon, lieu de villégiature officiel de nos présidents de la République depuis l'époque du général de Gaulle, Emmanuel Macron serait fort studieux, l'esprit tourné vers la résolution du conflit social qui gronde. "Il travaille beaucoup", glisse son entourage auprès de BFMTV. Le locataire de l'Elysée suit de près l'évolution de la grève qui ralentit le pays depuis bientôt 23 jours, soit davantage que celle de l'hiver 1995. 

Conformément à la distribution des rôles organisée depuis début décembre, Emmanuel Macron demeure au second plan de cette séquence politique à haut risque. C'est le Premier ministre Édouard Philippe qui continue d'endosser, pour l'heure, le costume de contre-maître et de principal négociateur auprès des syndicats. Le chef de l'État, lui, ne devrait pas prendre la parole publiquement d'ici les vœux du nouvel An.

Jules Pecnard avec Angy Louatah