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Démission de Hulot: l'Élysée savait qu'il y avait "un risque"

Nicolas Hulot (à gauche) et Emmanuel Macron (à droite) lors de la COP23 à Bonn, en Allemagne.

Nicolas Hulot (à gauche) et Emmanuel Macron (à droite) lors de la COP23 à Bonn, en Allemagne. - John MacDougall - AFP

L'Élysée, qui salue le bilan de Nicolas Hulot dans un communiqué, confirme à BFMTV ne pas avoir été au courant de la démission du ministre mais que "le scénario était sur la table".

Nicolas Hulot, démissionnaire du gouvernement mardi matin, peut être "fier de son bilan" au ministère de la Transition écologique, a commenté l'Élysée. Dans les coulisses du palais, on assure même que "la détermination reste totale pour poursuivre dans la même direction et avec le même niveau d'ambition".

"Nicolas Hulot peut être fier de son bilan. En 14 mois, le bilan de ce gouvernement en matière d'environnement est le meilleur depuis de nombreuses années", assure l'entourage du président Emmanuel Macron.

La présidence n'avait pas été prévenue en amont de la démission du ministre, a confirmé cette même source à l'Elysée auprès de BFMTV, qui a pourtant précisé qu'un tel "scénario était sur la table", que "c'était un risque". 

"Poursuivre dans la même direction"

Nicolas Hulot "a énormément apporté" et "a le meilleur bilan écologique de la Ve République", a fait par ailleurs valoir cette même source.

Dans son communiqué, la présidence cite notamment le retrait programmé des centrales à charbon ou de la centrale nucléaire de Fessenheim, l'arrêt du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame des Landes, le dossier du glyphosate ou la promotion de l'alimentation bio. Après cette démission, "la détermination reste totale pour poursuivre dans la même direction et avec le même niveau d'ambition", est-il assuré dans le texte. 

"Cette démission est le prix à payer pour avoir des ministres de la société civile", a par ailleurs commenté l'Elysée auprès de BFMTV. "La majorité poursuivra sur la lancée impulsée par Nicolas Hulot. Le bilan lui fera regretter sa décision", veut croire l'exécutif.

L.D. et L.A., avec Jérémy Trottin et AFP