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Elisabeth Borne appelle la direction de Lubrizol à "être à la hauteur de la situation" après l'incendie

Élisabeth Borne - LOIC VENANCE / AFP

Élisabeth Borne - LOIC VENANCE / AFP - -

Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, a déclaré sur Twitter qu'elle n'attendait pas des industriels rouennais "qu'ils polémiquent sur l'origine de l'incendie", mais plutôt qu'ils soient "à la hauteur de la situation".

Le ton monte entre le gouvernement et les responsables de l'usine Lubrizol. Sans la citer, la ministre de la Transition Écologique a fait part de son agacement concernant l'attitude de la direction de l'usine Lubrizol, qui est partie en fumée le 26 septembre dernier à Rouen.

"Nous n'attendons pas des industriels qu'ils polémiquent sur l'origine de l'incendie, ce sera à l'enquête de la déterminer", a écrit Élisabeth Borne dans un tweet publié ce jeudi. Elle ajoute: "Ils doivent être à la hauteur de la situation: qu'ils assument leurs obligations et soient exemplaires dans l'accompagnement du territoire!".

La cause de l'incendie toujours inconnue

Lundi 30 septembre, Lubrizol affirmait dans un communiqué que la source du feu pourrait être extérieure à la société, s'appuyant sur de la vidéosurveillance et des témoins visuels. Or aucune vidéo ni aucun témoin oculaire ne permettait alors de corroborer cette version des faits.

Isabelle Striga, directrice générale de Lubrizol France, a de nouveau défendu son entreprise dans un entretien accordé à BFMTV ce jeudi. Celle-ci a déclaré qu"'il faudrait prouver" que la pollution détectée à Rouen est "liée à l'incendie" survenu fin septembre. La veille, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait fait savoir que des taux de dioxine "plus importants que la normale" avaient été relevés près de Rouen le jour du sinistre.

Des perquisitions ont été menées ce jeudi au sein des locaux administratifs de l'entreprise Lubrizol, dans le cadre de l'enquête menée par le parquet de Paris afin de déterminer les causes de l'incendie. 

Jeanne Bulant