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Xavier Bertrand salue les "belles victoires" de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse et les appelle à "former une équipe"

Le président des Hauts-de-France, réélu lors du second tour des régionales ce dimanche, a appelé à une union de la droite pour l'élection présidentielle de l'année prochaine. De son côté, Valérie Pécresse réfléchit à se présenter.

Après avoir été largement réélu à la tête des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, prône l'union de la droite en vue de l'élection présidentielle de 2022, à laquelle il est d'ores et déjà candidat.

Interrogé sur BFMTV ce lundi matin, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a notamment lancé un appel à Valérie Pécresse (Libres!) et Laurent Wauquiez (LR), tous deux confortablement réélus, respectivement en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes.

"Une grande et belle équipe" peut "l'emporter"

"Formons une belle équipe", a lancé Xavier Bertrand, "parce que quand qu'il y a une grande et belle équipe de France, je suis persuadée qu'elle l'emporte".

"Pas pour elle, tout simplement parce qu'elle rend fière et je pense qu'elle peut vraiment faire des choses biens pour la France", a-t-il ajouté, affirmant être "très heureux" de ces "belles victoires".

Pécresse décidera d'une éventuelle candidature "d'ici la fin de l'été"

Invitée de BFMTV-RMC ce lundi matin, Valérie Pécresse a rapidement réagi à cette volonté d'union, affirmant, après les résultats de la droite aux régionales, que "notre responsabilité est de nous réunir". "Je demande qu'on se réunisse pour créer cette troisième force" politique, a-t-elle déclaré, pour concurrencer LaREM et de Rassemblement national.

La présidente de l'Île-de-France a cependant jugé que les régionales n'ont pas fait émerger un "homme providentiel" à droite, et a annoncé réfléchir à se présenter à l'élection présidentielle. Elle fera connaître sa position "dès la fin de l'été".

Wauquiez ne veut pas d'une "course de vitesse"

Pour le moment, même fin de non-recevoir de la part de l'ex-chef des Républicains, qui a réagi à son tour, quelques heures plus tard, à la proposition de Xavier Bertrand. S'il reconnaît que ce "qu'on fait dans notre Région est lié à ce qui se passe au niveau national", il plaide "la constance".

"Ce matin, je suis là comme président de région sur le terrain et je ne veux pas de ces espèces de course de vitesse où à peine élu, on passe à autre chose", a-t-il ajouté, à l'occasion d'une visite d'un centre de surveillance de la sûreté ferroviaire à la gare Part-Dieu.

"Les gens ont besoin de sentir qu'on est au travail, qu'on respecte les engagements qu'on a tenus", a-t-il insisté.

Fanny Rocher