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Présidentielle: Marion Maréchal ne se prononcera pas en faveur de Marine Le Pen

La nièce de Marine Le Pen, Marion Maréchal, a expliqué qu'elle n'avait pas encore décidé si elle allait soutenir Éric Zemmour pour la prochaine élection présidentielle.

Marion Maréchal hésite encore. Questionnée par Le Parisien ce jeudi soir, l'ancienne députée (FN) du Vaucluse a expliqué qu'elle n'avait pas fait si elle comptait rejoindre Éric Zemmour pour l'élection présidentielle de 2022.

"Je réfléchis, aucune décision n'est prise", a-t-elle déclaré au quotidien, avant d'expliquer qu'un choix serait fait d'ici un mois.

Selon les informations du Parisien, Marion Maréchal ne rejoindra pas Marine Le Pen, et ce quel que soit le scénario. Elle reproche ainsi à sa tante des changements idéologiques trop réguliers.

La directrice de l'Issep, son école de sciences politiques installée à Lyon, explique qu'elle envisage de revenir dans la vie publique. "Ça fait un an que la politique me titille", explique-t-elle. Pour autant, elle promet ne pas avoir "envie de recréer des fractures familiales".

Soutenir Éric Zemmour, "un vrai choix de vie, une décision lourde"

La prise de temps avant de faire un choix peut notamment s'expliquer par sa grossesse, dont le terme est programmé pour juin. Or, elle assure que soutenir "Éric, ce n’est pas juste pour passer une tête et dire coucou: ça veut dire revenir en politique et donc quitter l’Issep. C’est un vrai choix de vie, une décision lourde".

"Même si elle y allait, ça ne ferait pas monter Zemmour de 1%. Elle représente un microcosme, elle s'enfermerait dans un ghetto d'extrême droite", explique l'entourage de Marine Le Pen, qui rappelle également que Marion Maréchal avait expliqué il y a peu vouloir soutenir le candidat le mieux placé. En rejoignant Éric Zemmour, distancé par Marine Le Pen dans les sondages, les proches de la candidate du Rassemblement national pourraient donc lui reprocher de ne pas avoir respecté son engagement.

Chez les proches du candidat d'extrême droite, on affirme que "c'est la panique générale au Rassemblement national" et notamment chez les cadres du parti qui selon eux "ne mesurent pas la popularité de Marion Maréchal au sein de leur propre base. Cela montre une fois de plus à quel point ils ne connaissent pas l'électorat".

"Il est assez symptomatique que le RN use de la même sémantique que le système idéologique qu’il prétend combattre, qualifiant tout à la fois Marion Maréchal et Éric Zemmour d’être d’extrême droite", réagit encore l'entourage du candidat aux propos de celui de Marine Le Pen. "Par cette formule, le RN cherche en réalité à exorciser un ralliement qui, cette fois, pourrait être fatal à sa candidate".

Par Loïc Besson et Léopold Audebert avec Anthony Audureau