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Présidentielle: Marine Le Pen dit craindre de nouveaux attentats avant le premier tour

Marine Le Pen.

Marine Le Pen. - Pascal Lachenaud - AFP

Elle redoute d'autres attaques. Invitée de RFI ce vendredi matin, quelques heures après l’attaque qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Elysées jeudi soir, Marine Le Pen a dit craindre de nouveaux attentats avant le premier tour du scrutin présidentiel.

"Oui", a répondu la candidate du FN à la question de savoir si elle craignait d’autres attaques terroristes, précisant sa pensée:

"Je ne vais pas en dire plus, mais en l'occurrence nous savons que l'Etat islamique a envoyé au moins un terroriste pour commettre des attentats, que celui-ci est toujours dans la nature, donc le danger est maximum".

"Chacun doit le savoir, c'est un droit pour les Français de le savoir, pour adapter, dans un temps de très grave menace, leur comportement au risque terroriste", a ajouté la présidente du Front national, qui "ne croi[t] pas du tout" cependant que cet attentat ait eu pour but d'influencer le résultat de l'élection.

"Je ne pense pas que ce soit pour peser sur l'élection présidentielle française qu'il y ait eu l'attentat de Saint-Pétersbourg, de Stockholm, de Londres", a-t-elle insisté.

"Arrêter la naïveté"

La leader frontiste en a également profité pour rappeler ses propositions en matière de lutte contre le terrorisme:

"Il faut maintenant arrêter la naïveté, regarder tout cela avec lucidité et fermeté, expulser les fichés S étrangers, poursuivre et déchoir de leur nationalité les fichés S qui sont binationaux, et les fichés S français il faut les poursuivre sur la base de l'article 411-4, c'est-à-dire de l'intelligence avec l'ennemi. Il faut renforcer les moyens policiers, les moyens moraux et matériels".

"Macron et Fillon se ressemblent beaucoup"

"Et puis il faut s'attaquer à la racine du mal. C'est le fondamentalisme islamiste qui est l'idéologie qui arme ces terroristes", a réaffirmé Marine Le Pen. Mais sur "l'UOIF (Union des organisations islamiques de France, NDLR), les mosquées radicales, les associations qui servent de vecteurs à cette idéologie", "rien n'a été fait depuis dix ans, pas depuis cinq ans", a-t-elle estimé.

Convaincue de sa présence au second tour de l'élection, Marine Le Pen a renvoyé dos à dos Emmanuel Macron et François Fillon:

"Monsieur Macron est un mondialiste décomplexé, je préfère toujours les gens qui sont décomplexés aux gens qui sont honteux. Mais il n'en demeure pas moins qu'ils se ressemblent beaucoup, Monsieur Macron et Monsieur Fillon".
G. de V. avec AFP