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Attaque à Londres: ce que l'on sait

Des coups de feu ont retenti ce mercredi après-midi devant le Parlement britannique, à Londres. L'attaque a fait cinq mort, dont l'assaillant, et au moins 40 blessés. Trois Français figurent parmi eux.

Une attaque terroriste a fait cinq morts, dont l'assaillant, et quarante blessés ce mercredi à Londres, où un homme a lancé sa voiture sur la foule devant le Parlement avant de poignarder un policier. "Je ne vais pas faire de commentaires sur l'identité de l'assaillant (...) mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste", a annoncé Mark Rowley, le commandant de l'unité anti-terrorisme dans une déclaration devant Scotland Yard peu avant minuit, heure française. Par ailleurs, l'officier a reconnu que "d'autres attaques (restaient) probables". 

> Terreur au coeur de Londres

L'attaque a eu lieu en début d'après-midi devant le Parlement de Westminster, en plein coeur de Londres, où la Première ministre Theresa May venait de s'exprimer devant les députés.

Sur Twitter, Scotland Yard, la police londonienne, a confirmé que des coups de feu avaient été tirés aux alentours de 14h40 locales (15h40 à Paris). 

Selon plusieurs témoins, l'assaillant présumé a d'abord renversé plusieurs piétons sur le pont de Westminster menant au Parlement et à Big Ben. Après avoir embouti son 4X4 gris sur le bas-côté de la rue, l'homme a couru vers les grilles du Parlement avant de poignarder un policier. La police a fait feu sur lui alors qu'il essayait de s'attaquer à un deuxième officier. L'assaillant est tué. Un policier a également trouvé la mort. 

Les premiers éléments recueillis laissent supposer que l'attaque commise est de nature terroriste, a déclaré la police britannique. "Des policiers, et notamment des policiers armées, restent sur place et nous traitons (ces faits) comme un incident terroriste jusqu'à preuve du contraire", a dit la police dans un communiqué.

"Il y a des ambulances, le trafic est interrompu, et beaucoup de véhicules de police sur le pont. Il y a aussi un incident à l’enceinte parlementaire. Un homme a essayé de pénétrer l’enceinte et a été abattu. Je crois qu’il avait essayé d’attaquer un policier", avait témoigné juste après les faits, au téléphone sur BFMTV, le député britannique Dominique Grieve, qui se trouvait dans le bâtiment du Parlement.

L'élu a également indiqué qu'aucun vote sur le terrorisme n'avait lieu ce mercredi après-midi dans l'enceinte parlementaire. 

> Cinq morts, trois Français parmi les blessés

Cinq personnes sont mortes dans l'attaque, trois civils, un policiers et l'assaillant, et 40 autres sont blessées selon un bilan donné par la police britannique peu avant minuit, heure française. Une femme blessée a été repêchée dans la Tamise

Trois Français, des lycéens originaires de Concarneau, dans le Finistère, font partie des piétons blessés sur le pont. Deux d'entre eux sont dans un état grave mais leur pronostic vital n'est pas engagé. Le sous-préfet du Finistère a évoqué les "fractures lourdes" des deux blessés les plus sérieux. Les trois jeunes hommes se trouvaient à Londres dans le cadre d'un voyage scolaire, comportant environ 90 élèves. Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a assuré "les familles de nos compatriotes concernés de son soutien dans ce moment difficile".

Un avion du gouvernement français est parti de Lorient pour emmener les familles des trois lycéens blessés à Londres. Par ailleurs, un avion du ministère de La Défense doit ramener les autres élèves du lycée de Concarneau en France.

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Des images filmées par des témoins et publiées sur Twitter ont montré un hélicoptère des secours se poser aux abords du parlement.

> Theresa May mise à l'abri, les députés confinés

Les députés ont aussitôt été confinés à l'intérieur du Parlement avant d'être évacués un peu plus tard vers les locaux de Scotland Yard, situés à proximité, escortés par des policiers lourdement armés.

La Première ministre Theresa May "va bien", a d'abord indiqué un porte-parole du 10, Downing Street. Dans la soirée, la Première ministre a donné une rapide conférence de presse devant sa résidence du 10, Downing Street où une réunion de crise venait de se conclure sous sa conduite. Elle a décrit l'attaque de l'après-midi comme un "acte terroriste pervers" dû à un "assaillant solitaire". S'agissant du niveau d'alerte, elle a dit: "depuis longtemps, le niveau d'alerte est très élevé et le restera". Elle a défini le caractère politique de l'événement: 

"Le choix de la cible n’est pas un hasard le terroriste a choisi de frapper au cœur de notre capitale où des gens de toutes nationalités et religions s unissent pour fêter la démocratie et les valeurs que représente notre Parlement commande le respect des hommes et femmes libres. C’est pourquoi c’est une cible. Nous ne permettrons aux voix de la douleur et du mal de nous diviser."

Adrienne Sigel