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Présidentielle: Jadot se pose en candidat de l'"espoir" face à Zemmour "le petit collabo de service"

Invité de "BFM Politique", le candidat écologiste à la présidentielle a estimé que l'émergence du polémiste dans le paysage politique était le résultat des "angoisses" des Français. Des peurs qu'il compte bien combattre.

Il veut bien tendre la main à tous les "progressistes et humanistes" pour le scrutin de 2022, et lutter contre le "populisme". Invité de BFM Politique ce dimanche, le candidat écologiste Yannick Jadot a affirmé vouloir "un projet qui rassemble" pour éviter un nouveau mandat d'Emmanuel Macron, et l'éventualité d'une victoire d’Éric Zemmour qu'il dépeint comme un "petit collabo de salon".

"Cinq ans de Macron en plus, c'est le statu quo, donc c'est le chaos écologique, social, démocratique, et Éric Zemmour, le petit collabo de salon qui se prend pour un grand résistant, même pas en rêve! Donc il faut un beau projet, qui rassemble les Françaises et les Français", lance le candidat d'Europe écologie-Les Verts (EELV).

L'eurodéputé estime que le succès actuel d’Éric Zemmour, au moins dans les sondages, est le résultat direct des "angoisses" des Français, provoquées par "une classe politique qui a dirigé pendant longtemps":

"Vous avez quelqu'un qui, objectivement, arrive en disant "au fond il n'y a pas de solution" aux questions des Français, sur le pouvoir d'achat ou l'économie. Au fond il ne répond à rien, il dit qu'il y a un bouc-émissaire: les musulmans" affirme Yannick Jadot, en refusant que le terrain politique de cette présidentielle soit "la haine".

"Faire monter l'espoir" plutôt que le "populisme"

Interrogé également sur la possibilité d'une union entre d’Éric Zemmour - qui n'est pas encore officiellement candidat - et Marine Le Pen, qui représenterait une possibilité importante d'accéder au second tour pour l'extrême droite, Yannick Jadot assure vouloir parler à tous les électorats avec son projet politique:

"Moi le Front National, ou le populisme ou le désespoir dans notre pays, je les combats tous les jours", pose-t-il, avant de poursuivre. "À chaque fois que vous fermez une gare, une poste ou une entreprise dont on a besoin pour demain, ce que fait ce gouvernement malheureusement, et bien vous faites monter le populisme. Moi je veux faire monter l'espoir dans notre pays."

Pour y arriver, l'écologiste dit vouloir réindustrialiser et redonner davantage de moyens aux services publiques, pour "sortir le Rassemblement national de ce pays".

Louis Augry