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Pour Hidalgo, Hollande est "libre" de s'exprimer en tant qu'ancien président

La maire de Paris et candidate du Parti socialiste à la présidentielle de 2022 Anne Hidalgo, à Paris le 14 octobre 2021

La maire de Paris et candidate du Parti socialiste à la présidentielle de 2022 Anne Hidalgo, à Paris le 14 octobre 2021 - THOMAS COEX © 2019 AFP

La candidate socialiste a rappelé que la gauche était "très fragilisée" après le quinquennat de François Hollande, soulignant qu'un "dialogue" existait entre eux. L'ancien président a annoncé la veille qu'il voterait Hidalgo à la présidentielle.

Un échange à distance tendu. L'ancien président de la République François Hollande est "libre" de s'exprimer selon Anne Hidalgo, invitée sur France Info ce jeudi. La maire de Paris a toutefois tenu à rappeler que la "gauche [était] très fragilisée après 2017", alors que François Hollande terminait son quinquennat, sans se représenter.

Le socialiste fait une tournée pour la promotion de son livre, Affronter, et a fustigé la gauche dans une interview au Parisien, évoquant des candidatures "lilliputiennes".

"Ça ne me choque pas", rétorque la candidate. Et d'insister: "On a un dialogue".

Invité de France 5 mercredi, il a finit par annoncer, après un léger flou, qu'il glisserait un bulletin Hidalgo dans l'urne lors de la présidentielle. "Il y a une candidature socialiste, Anne Hidalgo, je suis socialiste...c'est un syllogisme assez facile, je voterai donc Anne Hidalgo", s'est-il contenté de dire.

L'ancien président a réitéré cette affirmation ce jeudi matin au micro de BFMTV-RMC. "Si on veut sortir de ce marasme lié à l'éclatement, il faut qu'il y ait une candidature qui se dégage. [...] Je suis socialiste, Anne Hidalgo est socialiste, je voterai pour elle", a-t-il déclaré.

Grand meeting à Lille

La candidate socialiste a rappelé la date de son prochain rendez-vous, le 23 octobre à Lille, où elle donnera son premier grand meeting. "Je veux rassembler une équipe de France des maires, rassembler ma famille politique, le Parti Socialiste, une gauche de gouvernement, républicaine" a-t-elle rappelé.

Au sujet de la critique de François Hollande sur sa proposition controversée de doubler le salaire des professeurs, elle a promis d'y "revenir", évoquant les "professeurs", mais aussi les "professions du soin", en promettant l'annonce prochainede nouvelles mesures.

Nina Jackowski