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Présidentielle

Jérôme Rivière, le patron des députés européens du Rassemblement national, rejoint Éric Zemmour

L'eurodéputé du Rassemblement national Jérôme Rivière.

L'eurodéputé du Rassemblement national Jérôme Rivière. - Kenzo Tribouillard

Le chef des eurodéputés RN, rallie le camp du polémiste et devient son porte-parole. L'entourage de Marine Le Pen minimise ce ralliement, qualifiant son ancien lieutenant d'"aigri".

Après Les Républicains qui ont vu partir Guillaume Peltier dans l'équipe de campagne d'Éric Zemmour, c'est au tour du Rassemblement national d'être frappé par une défection. Jérôme Rivière, le chef des députés européens RN, rejoint le candidat et va devenir vice-président de Reconquête et porte-parole de sa campagne.

D'après une information d'Europe 1, confirmée par BFMTV, ce ralliement aurait même pu intervenir avant les vacances de Noël. Le polémiste avait même proposé à Jérôme Rivière de devenir son directeur de campagne. Refus de l'élu européen alors que les sondages enregistraient alors un trou d'air dans la campagne du polémiste. C'est finalement Bertrand de la Chesnais qui héritera de ce poste.

"Bizarre de partir maintenant"

Dans l'entourage de Marine Le Pen, on minimise ce départ en l'expliquant par un jeu de chaises musicales. Le parti envisageait de donner la chefferie de la délégation RN au Parlement européen à mi-mandat à Hélène Laporte, une autre députée européenne du groupe.

Le tempo choisi par Jérôme Rivière, alors que l'ancien éditorialiste apparaît en difficulté dans les sondages, laisse dubitatif l'état-major du parti. "C'est bizarre de partir maintenant", souligne-t-on, l'accusant d'être "aigri".

Cet ancien député UMP, passé par le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, était aussi membre du bureau national du RN et porte-parole de la campagne de Marine Le Pen pour la presse étrangère.

Pour justifier son ralliement, l'élu explique qu' Éric Zemmour "a cette capacité de rassemblement que n'a pas Marine Le Pen. Il peut faire ce qu'il appelle l'union des droites' entre des conservateurs et des populistes.

Loïc Besson et Marie-Pierre Bourgeois