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Ce que dit Mélenchon sur la Syrie "n'est pas sérieux", selon Macron

Emmanuel Macron le 9 avril 2017

Emmanuel Macron le 9 avril 2017 - BFMTV

Emmanuel Macron a estimé sur BFMTV que le point de vue de Jean-Luc Mélenchon concernant la Syrie n'était "pas sérieux". Le candidat d'En Marche! a par ailleurs regretté que le leader de La France insoumise soit "fasciné" par Vladimir Poutine.

Emmanuel Macron était ce dimanche soir l'invité de Ruth Elkrief sur BFMTV. Depuis son QG de campagne dans le 15e arrondissement de Paris, le candidat d'En Marche! s'est dit "en profond désaccord" avec Jean-Luc Mélenchon sur les questions internationales. Selon lui, ce que dit le leader de La France insoumise sur la Syrie "n'est pas sérieux".

"Si besoin est de détruire des armes chimiques, il faut le faire"

"La paix, ça se construit (...) Nous avons une guerre contre le terrorisme islamiste. Notre principal ennemi, c'est Daesh. Il y a ensuite le régime de Bachar al-Assad, un criminel."

Ce qui nécessite une réponse, selon Emmanuel Macron. "Il faut réagir de manière très vigoureuse à l'égard de Bachar al-Assad". L'ancien ministre de l'Économie "approuve" le bombardement américain, estimant que c'était une manière de "réprimer les bases dans lesquelles il y avait ces armes chimiques". Mais il préfère que la riposte se fasse "dans un cadre coordonné à l'échelle internationale" et sous mandat de l'ONU.

"S'il est avéré que les armes chimiques ont été utilisées, je demanderai, en particulier à la Russie alliée de Bachar al-Assad, de nous donner toutes les garanties de destruction des stocks d'armes chimiques (...) On doit être intraitable. Et si besoin est d'aller détruire des armes chimiques ou des réserves, il faut le faire."

Sur le plateau de L'Émission politique jeudi soir, Emmanuel Macron avait déjà jugé qu'il fallait "une intervention militaire en Syrie, sous l'égide des Nations Unies". Il faudra "sanctionner ce qui a été fait", avait-il déclaré.

"Fillon, Le Pen et Mélenchon fascinés par Vladimir Poutine"

Emmanuel Macron a insisté: "Il faut mettre la Russie face à ses responsabilités", précisant que c'était un de ses "grands désaccords avec et François Fillon et Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui sont les trois candidats fascinés par Vladimir Poutine".

"Nous devons discuter avec Vladimir Poutine mais en aucun cas nous ne pouvons être complaisants avec ce que parfois il approuve ou protège (...) Je suis défavorable à toute escalade de la violence et en particulier à toute attaque visant à destituer par le militaire Bachar al-Assad."

Car selon lui, "lorsqu'on brise un État (...) on créé une situation d'absence de règles et c'est là que les extrémismes, le terrorisme" renaissent, comme en Irak ou en Libye. Emmanuel Macron a ainsi détaillé sa vision d'une sortie de crise en Syrie:

"Je suis favorable à ce que nous ayons une feuille de route diplomatique et politique inclusive, c'est-à-dire où toutes les parties sont présentes, y compris les représentants de Bachar al-Assad, pour construire la transition politique en Syrie qui permettra de sortir de ce conflit, d'assurer la stabilité de l'État et la paix dans la région et de continuer le travail contre les terroristes islamistes."

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Céline Hussonnois-Alaya