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Municipales à Paris: Marlène Schiappa déplore un "Griveaux bashing" et tacle le bilan d'Anne Hidalgo

Engagée dans la course à la mairie du 14e arrondissement de la capitale, Marlène Schiappa a défendu sur BFM Paris le projet de la tête de liste de La République en Marche et a regretté que l'on "ne parle pas du bilan" de la maire sortante.

À la différence des autres candidats, "on ne lui a rien passé". "Vraiment rien". Dans la campagne des municipales à Paris, Benjamin Griveaux serait la cible d'un "bashing" et d'un "acharnement", estime Marlène Schiappa. La candidate LaREM dans le 14e arrondissement l'a martelé sur le plateau de BFM Paris.

Un traitement, conjugué à la volonté de certains de renouer avec "le clivage gauche-droite", qui expliquerait selon elle la troisième place de la tête de liste du parti présidentiel dans les sondages, derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati. Marlène Schiappa a tenu à redorer son blason.

"Il peut avoir l'air arrogant de prime abord"

La secrétaire d'État a notamment validé le "craquage" de Benjamin Griveaux, selon les termes de son directeur de campagne, qui a tenté de le présenter son poulain sous un jour "cool". Un shooting photo qui n'avait pourtant pas été du goût de tout le monde au sein du parti. "C'est quelqu'un qui peut avoir l'air arrogant de prime abord", acquiesce Marlène Schiappa. Avant d'ajouter: "C'est quelqu'un qui a aussi beaucoup d'autodérision".

Outre l'image de Benjamin Griveaux, Marlène Schiappa a défendu son projet pour Paris. La secrétaire d'État à l'égalité à l'égalité femmes hommes s'est dite "très convaincue par le 'Central Park' parisien'" - qui ne "détruira pas la Gare de l'Est", insiste-t-elle - imaginé par le candidat LaREM. Une proposition qui lui avait valu un torrent de moqueries.

Marlène Schiappa rejoint également son compère sur sa volonté d'éponger la dette de Paris, à l'instar de Rachida Dati (LR). Il est "très attaché à la question des finances publiques" et dispose "d'un plan chiffré" ne prévoyant pas d'augmentation d'impôts.

Un tacle contre le bilan d'Anne Hidalgo

En filigrane de son intervention en plateau, Marlène Schiappa a multiplié les tacles à l'encontre du bilan de la maire sortante, Anne Hidalgo. Sur la question du mal-logement, tout d'abord, estimant que la mairie de Paris ne "répondait pas aux appels au secours". Sur la question de la propreté également. La crise des déchets ? "On attend que ça se passe", regrette la native du 13e arrondissement. Et de poursuivre: "En termes sanitaires, c'est très préoccupant".

"S'il y avait une véritable volonté de la mairie, Paris pourrait être propre. Ce que Benjamin Griveaux propose, c'est une grande opération de nettoyage dans les 100 jours suivant son élection."

Interrogée sur le harcèlement de rue, thématique majeure de son action au gouvernement, Marlène Schiappa fustige le manque d'action des élus. Et préconise la création "d'une police municipale digne de ce nom, qui soit formée à repérer les violences sexistes et sexuelles et qui puisse verbaliser".

"Montparnasse, c'est mon quartier de prédilection"

Le gouvernement et son poste de secrétaire d'État, Marlène Schiappa n'entend pas les quitter pour le moment, même si la liste dont elle fait partie venait à triompher dans le 14e arrondissement. Ce quartier de la capitale, elle s'y dit attachée: 

"Montparnasse, c'est mon quartier de prédilection (...). J'étais candidate aux élections municipales dans le 14e arrondissement de Paris quand j'avais 18 ans, rembobine l'intéressée. C'était mon premier engagement politique sur une liste associative."

En cas d'élection, elle l'assure toutefois: "je serai présente. J'y vais pour siéger avec l'équipe d'Éric Azière."

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Anne Hidalgo

Florian Bouhot