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Sarkozy et Baroin en goguette "au stade"

L'ancien chef de l'État s'est rendu à Troyes aux côtés de François Baroin pour assister au match de barrage opposant le club de la capitale auboise à Lorient. Une façon d'afficher un soutien discret aux Républicains à deux semaines des élections législatives.

"Je compte allé au Stade (de l'Aube), soutenir l'équipe de mon ami". Jeudi, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy s’est affiché dans la capitale auboise aux côtés de François Baroin, maire de Troyes et chef de file des Républicains pour la campagne des législatives. Celui qui a rejoint le conseil d’administration d’AccorHotels le 5 mai dernier a notamment assisté au match de barrage de l’ESTAC (club de Troyes) contre Lorient après avoir profité d’un bain de foule et s'être prêté au jeu des selfies dans les rues de la ville.

"C’est un clin d’œil et un témoignage amical", expliquait l’entourage de Nicolas Sarkozy à RTL en marge de cette visite.

"Il y a beaucoup d’intensité dans ces moments sportifs", a déclaré de son côté l’ancien chef de l’État également accompagné de Christian Jacob, patron des députés LR. Et d’ajouter: "Je suis dans la ville de François Baroin avec Christian Jacob qui sont des amis de longue date. On a partagé tellement de moments ensemble".

"La politique, c'est fini"

En apparence, rien de plus qu’une visite amicale donc.

"J’aime mon pays et je ne tourne jamais la page de mon pays quel que soit mon absence de rôle ou mon rôle. La politique, c’est fini. Mais l’amitié, la fidélité, les valeurs que je porte, non", a affirmé Nicolas Sarkozy.

L’ancien président reste un soutien de poids pour les Républicains. Un soutien d’autant plus crucial que le bateau de la droite tangue depuis la nomination de Bruno Le Marie et Gérald Darmanin dans le gouvernement d’Édouard Philippe. Et les craintes de défections pèsent toujours sur le parti. Nicolas Sarkozy, dont les apparitions se font rares depuis sa défaite lors de la primaire de la droite et du centre, a d’ailleurs rencontré les candidats aubois aux législatives plus tôt dans la journée.

Paul Louis