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Législatives: le CSA attribue 120 minutes d'antenne au PS contre 12 à En Marche!

Emmanuel Macron à la télévision.

Emmanuel Macron à la télévision. - ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

Le CSA a fixé les temps d'antenne à disposition des partis sur les chaînes publiques en fonction de la composition de la précédente Assemblée nationale, alors que trois partis ont percé depuis la précédente élection.

C'est une délibération contestée par La République en marche: pour la campagne des élections législatives, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé, conformément au code électoral, d'accorder plus de temps d'antenne pour diffuser des clips de campagne sur les chaînes du service public aux formations politiques déjà représentées à l'Assemblée nationale.

Une prime aux sortants obsolète pour LREM

Seulement, trois des quatre premiers partis dans les intentions de vote ne disposaient pas de groupe parlementaire sous la précédente législature. La République en marche et la France insoumise pour la bonne raison qu'ils n'existaient pas, et le Front national parce qu'il n'avait pas assez d'élus pour former un groupe au palais Bourbon. Manifestement, le législateur n'avait pas prévu qu'une nouvelle formation politique puisse s'imposer sur le devant de la scène en cinq ans.

"Tout parti ou groupement politique qui n'est pas représenté par des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale a accès, à sa demande, aux émissions du service public de la communication audiovisuelle pour une durée de sept minutes au premier tour et de cinq minutes au second, dès lors qu'au moins soixante-quinze candidats ont indiqué, dans leur déclaration de candidature, s'y rattacher ", précise le texte de loi.

Résultat: quand le Parti socialiste disposera de 120 minutes et Les Républicains de 103 minutes, La République en marche, la France insoumise et le Front national devraient, selon une décision du CSA du 23 mai, se contenter de douze minutes d'antenne. 

Décision contestée par LREM

La République en marche a donc déposé ce jeudi un recours contre cette décision. Le parti présidentiel a annoncé dans un communiqué avoir saisi le juge des référés du Conseil d’Etat, "au nom de la défense du pluralisme politique, de l’équité entre les formations politiques et de la nécessaire prise en compte de la demande profonde de renouveau exprimée par les électeurs lors de l’élection présidentielle".

Pour l'heure, le Front national et la France insoumise n'ont pas réagi à cette décision.

Louis Nadau