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Marine Le Pen ne conduira pas la liste FN aux européennes

Marine Le Pen et Nicolas Bay au Parlement européen à Strasbourg en avril 2017.

Marine Le Pen et Nicolas Bay au Parlement européen à Strasbourg en avril 2017. - Sébastien Bozon-AFP

La présidente du Front national, devenue députée française en juin, passe son tour pour le scrutin européen de 2019.

Elle passe son tour. Marine Le Pen ne conduira pas la liste de son parti aux élections européennes de 2019, a annoncé vendredi le vice-président du FN et député européen Nicolas Bay.

Marine Le Pen "a dit elle-même qu'elle ne le souhaitait pas (être tête de liste, ndlr) parce que maintenant elle est élue à l'Assemblée nationale où elle mène en première ligne le combat pour la défense des Français dans cet hémicycle-là", a déclaré sur Franceinfo le dirigeant frontiste en charge des Affaires européennes.

Un futur test électoral

La présidente du Front national est mise en examen depuis le 30 juin pour "abus de confiance" et "complicité d'abus de confiance" dans une enquête sur les assistants parlementaires de députés européens de son parti. Dix-sept élus FN européens sont visés par l'enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d'assistants.

Les européennes de 2019, première élection intermédiaire d'Emmanuel Macron, s'annoncent comme un test électoral après deux ans de mandat. Lors des dernières élections européennes de 2014, le parti d'extrême droite était arrivé pour la première fois en tête à une élection française, décrochant 24 des 74 sièges dévolus à la France, devant l'UMP (20) et le PS (13).

Retour à la liste nationale

Pour l'échéance de 2019, l'exécutif va proposer le retour à un mode de scrutin par liste nationale, abandonnant le système des circonscriptions multirégionales jugé illisible, avec l'assentiment des principaux partis politiques dont le FN.

Le vice-président du FN n'a pas clarifié vendredi la position de sa formation politique à propos de la sortie de l'euro. Cette position, défendue par l'ancien conseiller démissionnaire de Marine Le Pen, Florian Philippot, est contestée en interne.

"Le but c'est de retrouver une monnaie qui serve l'économie et de retrouver une souveraineté monétaire. Il y a différents moyens d'y parvenir. A la fois en gardant l'euro et peut-être aussi en en sortant", a affirmé Nicolas Bay.

C.V. avec AFP