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Dupont-Aignan sur les attentats: "On aurait pu limiter les risques"

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France et candidats aux régionales en Ile-de-France, était mardi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité mardi matin sur BFMTV et RMC, Nicolas Dupont-Aignan veut dresser le bilan des attentats du 13 novembre. "Le meilleur hommage qu'on puisse rendre aux victimes, c'est de faire des propositions pour qu'on ne revoie plus cela. Il n'y a pas d'assurance totale bien sûr. Mais pour autant, je suis un peu lassé d'une unité nationale factice qui est là pour effacer les responsabilités partagées, façon de tromper l'opinion et de faire croire qu'il n'y a pas de solution".

"Etat d'urgence, je l'avais réclamé. Contrôle des frontières, je le réclame depuis 20 ans", énumère le candidat aux régionales. "Renforcement des moyens de la police, je le réclame". Aujourd'hui, "on est encore dans la demi-mesure, on n'est pas dans la capacité de donner la guerre", juge Nicolas Dupont-Aignan. "Il y a des responsabilités immenses des dirigeants politiques depuis 20 ans qui ont laissé pourrir la situation. Si on avait pris les mesures au bon moment, on n'aurait peut-être pas pu empêcher ces attentats, mais on aurait pu limiter les risques".

"Il n'y a pas un seul radar aux frontières"

Le député prône le rétablissement des contrôles aux frontières nationales. "C'est un système performant de contrôle aux frontières qui limitera les risques qui permettra de tracer davantage les mouvements de passagers entre la France et les autres pays", plaide Nicolas Dupont-Aignan.

"L'Angleterre le fait, les Etats-Unis le font, l'Algérie, le Maroc, tous les pays du monde. L'Union européenne ne l'a pas fait, on le paye très cher", accuse le député. "Il y a des radars sur toutes les routes de France, mais il n'y a pas un radar aux frontières qui flashe tous les gens qui passent (...). Le devoir d'un homme politique, c'est de tout faire pour protéger son peuple, ce qui n'est pas fait aujourd'hui, je le maintiens".

Pour un "Guantanamo bis"

Nicolas Dupont-Aignan veut autoriser la fouille des sacs par tous les services publics de sécurité, policiers municipaux compris: "J'ai eu un spectacle dans ma ville (Yerres, dans l'Essonne, Ndlr), on a le droit d'ouvrir le sac et de regarder mais on n'a pas le droit de les fouiller. On croit rêver!", tempête le candidat aux régionales.

Le député défend la création en France d'un "centre de détention éloigné" pour les jihadistes de retour de Syrie, d'un "Guantanamo bis", pourquoi pas à "Cayenne", en Guyane française. "Ils sont venus nous tuer", plaide-t-il. "Si nous n'envoyons pas un signal très fort à ces barbares que la démocratie est capable de se défendre, que ferons-nous demain s'il y a un autre attentat? Je demande une action préventive rapide" contre les jihadistes. "Comme on ne prend pas les mesures sur les dangereux, on met toute la France sous surveillance et ça ne sert à rien, parce que les services (de renseignement, Ndlr) n'ont même pas le temps de traiter toutes les infos".

Après les attentats du 13 novembre, Nicolas Dupont-Aignan juge que "le peuple français a bien réagi, quand vous voyez tous ces drapeaux", se réjouissant du "nombre de jeunes d'origine étrangère, de religion musulmane, qui ont donné des signaux fantastiques de patriotisme. On parle de ceux qui nous crachent à la figure, on parle des terroristes, mais c'est une infime minorité".