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Crise sanitaire: Marine Le Pen dénonce une politique "du chien crevé au fil de l'eau"

Reprenant une expression utilisée jadis par François Fillon pour qualifier l'action de François Hollande, la présidente du RN a jugé que si la France se reconfinait, ce serait parce que Emmanuel Macron aura "raté le reste".

Elle a eu beau adoucir le ton, sa critique de l'exécutif se veut toujours aussi sévère. Ce lundi lors de ses vœux à la presse, Marine Le Pen a associé l'action du gouvernement de face à la crise sanitaire à une "politique du chien crevé au fil de l'eau".

"Je ne veux pas (...) être en quelque sorte la complice de la politique du chien crevé au fil de l'eau, qui a été le choix du gouvernement depuis le début de cette crise sanitaire", a déclaré la présidente du Rassemblement national au siège de son parti à Nanterre.

"On a raté le reste"

Marine Le Pen a ainsi repris une formule utilisée en 2013 par François Fillon pour qualifier la politique menée par François Hollande.

"On a le sentiment d'être balloté sans jamais anticiper, sans jamais prévoir, sans jamais mettre en place les éléments qui permettent précisément d'éviter, quand c'est possible, un confinement, qu'il soit numéro 1, numéro 2 ou numéro 3", a-t-elle poursuivi.

"Si nous nous retrouvons dans la situation d'être obligé de revivre un confinement, c'est (...) qu'on a raté le reste", a asséné la candidate à l'élection présidentielle de 2022, déplorant que "la France n'ait aucun moyen de séquençage" des variants du virus en circulation.

Surveiller les eaux usées

La députée du Pas-de-Calais a pour sa part proposé de "généraliser" la surveillance des eaux usées qui permettent de tracer la circulation du virus et s'est demandé pourquoi "on n'entend plus parler des traitements" contre le Covid-19. Et de citer l'ivermectine, dont l'efficacité contre le virus n'a pas été prouvée, et faisant valoir que l'Allemagne allait utiliser le traitement expérimental à base d'anticorps de synthèse administré à l'ex-président américain Donald Trump.

Pour les jeunes, elle a affirmé être en train de chiffrer un dispositif pour un "fonds de solidarité" visant à "maintenir leurs revenus jusqu'à ce qu'une reprise économique solide soit constatée", par une "aide mensuelle", en se basant "sur les déclarations de revenus de 2019".

"Le mondialisme et la nation"

Marine Le Pen a également présenté un nouveau site internet, mlavenir.fr, destiné à recueillir des contributions de Français qui seront relues en amont et qu'elle n'exclut pas d'intégrer à son programme présidentiel.

Interrogée sur un sondage Harris Interactive qui la place légèrement devant Emmanuel Macron au premier tour, à 15 mois de la présidentielle, elle s'est réjouie que les Français aient "compris que les deux grandes options politiques, comme en 2017, c'est (...) le mondialisme et la nation".

Elle a de nouveau invité "tous ceux qui ne souhaitent pas qu'Emmanuel Macron" gagne à "venir travailler avec (elle)".
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Jules Pecnard avec AFP Journaliste BFMTV