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Contre la précarité étudiante, Jean-Luc Mélenchon propose une "allocation d'autonomie" 

Jean-Luc Mélenchon sur les bancs de l'Assemblée nationale, le 25 septembre 2019

Jean-Luc Mélenchon sur les bancs de l'Assemblée nationale, le 25 septembre 2019 - Philippe LOPEZ / AFP

Après l'immolation d'un étudiant vendredi 8 novembre à Lyon, Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise propose une "allocation d'autonomie" pour les étudiants.

Le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a proposé ce jeudi une "allocation d'autonomie" pour les étudiants, après l'immolation d'un étudiant le 8 novembre à Lyon et les manifestations qui dénoncent depuis la précarité des jeunes.

"Depuis trois générations, la proportion d'une génération qui accède aux études supérieures stagne un peu en dessous de 45%", observe le patron des députés La France Insoumise sur son blog.

Une allocation pour aider les jeunes dans leurs études 

"Les Insoumis proposent de lutter contre la pauvreté dans le milieu étudiant par la création d'une allocation d'autonomie", ajoute-t-il, rappelant une promesse de sa campagne présidentielle de 2017, qui proposait 800 euros par mois. "Son but est de permettre aux fils et filles du peuple d'aller le plus loin possible dans leurs études", explique Jean-Luc Mélenchon. 

Il constate "une vague de suicides 'socio-politiques'", "phénomène significatif de notre temps", "en lien direct avec les conditions d'existence et de pratique professionnelle": "un paysan se suicide tous les deux jours"; "58 suicides pendant la dernière année scolaire" dans l'Éducation nationale; "54 suicides depuis le début de l'année" dans la police nationale; et d'autres notamment dans le secteur de la santé.

Les syndicats étudiants exigent une "réévaluation urgente" des bourses

L'immolation d'un étudiant et son message interpellant les pouvoirs publics sur la précarité ont été mardi au centre de rassemblements, au cours desquels des incidents sont survenus: une grille d'entrée du ministère de l'Enseignement supérieur a été arrachée, des cours ont été perturbés sur des campus de Paris, Lyon et Lille. Dans la capitale nordiste, une centaine de personnes ont pénétré la faculté de droit et empêché François Hollande de tenir une conférence.

Les syndicats étudiants la Fage et l'Unef ont exigé ce jeudi à l'issue d'une réunion avec le gouvernement une "réévaluation urgente" des bourses universitaires.

R.Ga avec AFP