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Conférence de presse de Hollande: "Je serai président jusqu'au bout"

FRANCE, Paris : French president Francois Hollande (R) answers journalists during a press conference, on September 18, 2014 at the Elysee palace in Paris. POOL AFP PHOTO PATRICK KOVARIK

FRANCE, Paris : French president Francois Hollande (R) answers journalists during a press conference, on September 18, 2014 at the Elysee palace in Paris. POOL AFP PHOTO PATRICK KOVARIK - Patrick Kovarik - AFP

François Hollande a donné sa quatrième conférence de presse semestrielle en tant que président. Action française en Irak, retour de Nicolas Sarkozy ou encore vie personnelle, ce qu'il fallait retenir de ses déclarations.

"Je ne suis pas candidat (pour 2017), je suis Président." François Hollande a donné ce jeudi 18 septembre sa quatrième conférence de presse semestrielle. Il a notamment tenté de rétablir son autorité, très affaiblie par une rentrée calamiteuse

Il a également précisé l'action à venir de la France en Irak, est revenu sur les déficits du pays et a évoqué le retour de Nicolas Sarkozy.

Sur Daesh (Etat islamique): des frappes françaises en Irak

Le chef de l'Etat a commencé son allocution avec gravité: "Le monde est menacé gravement par un terrorisme qui a changé de dimension." Comme prévu, François Hollande a évoqué la lutte contre Daesh (appelé également Etat islamique) un sujet à propos duquel il est à l'aise.

Le chef de l'Etat a ainsi annoncé sa décision de répondre favorablement à la demande de soutien aérien formulée par l'Irak dans la lutte contre ce groupe terroriste. Des frappes auront lieu "dans un délai court", a précisé François Hollande.

"Nous n'irons pas au-delà, il n'y aura pas de troupes au sol et nous n'interviendrons qu'en Irak (et donc pas en Syrie, ndlr)."

Le président de la République a également assuré que "1.000 Français" ont rejoint Daesh et que "36 sont morts".

Sur Ebola: un hôpital militaire en Guinée

  • François Hollande a annoncé sa volonté d'installer un "hôpital militaire en Guinée".

Le chef de l'Etat a aussi tenu à saluer "ceux qui prennent des risques pour que nous n'en ayons pas", rendant ainsi hommage à la volontaire française contaminée par le virus Ebola.

Sur l'Europe et les déficits: "négocier avec l'Allemagne"

La France reporte son objectif d'un retour des déficits publics à 3% du P.I.B. à 2017. Mais encore faut-il que le gouvernement allemand accepte une telle éventualité: François Hollande a assuré qu'il allait "négocier" avec ses partenaires européens. Pour justifier ce nouveau report, le chef de l'Etat a évoqué la nécessité de faire des choix économiques:

"Je ne pense pas qu'une économie comme la France puisse faire à la fois le rétablissement de sa compétitivité et le redressement de ses comptes publics."

Sur la politique économique: "un choix irrévocable"

Le chef de l'Etat a adressé un message très clair à sa majorité, dont une partie aimerait une inflexion de la politique économique du gouvernement: "On ne peut rien construire sans des entreprises solides (...). C'est un choix irrévocable." Il a toutefois reconnu un droit au débat, mais "dans le cadre qui est fixé".

  • Il a également tenu à rassurer, jurant que "la France ne (lèvera) pas des impôts supplémentaires".

Sur son propre avenir: "je ne suis pas candidat, je suis Président"

François Hollande a refusé d'évoquer son avenir personnel, et une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2017. "Je n'ai pas d'autres enjeux, ambitions, que de servir mon pays." Le chef de l'Etat a tenu également à assurer que les mauvais sondages n'entamaient pas sa capacité à agir: "Ce qui fait ma légitimité, c'est le mandat que j'ai reçu du peuple français." "Je serai Président jusqu'au bout", a aussi déclaré François Hollande, répondant ainsi à ceux qui assurent qu'il ne pourra pas aller au terme de son mandat.

Sur Sarkozy: "Ceux qui ont gouverné hier ont le droit de gouverner demain"

Interrogé par les journalistes sur le retour annoncé de Nicolas Sarkozy, François Hollande a refusé de polémiquer.

"Il ne m'appartient pas, comme président de la République, de commenter les éventuelles déclarations de candidature à la présidence d'un parti (...). Ceux qui ont gouverné le pays hier et même avant-hier ont parfaitement le droit de prétendre le diriger demain et après demain, c'est la démocratie."

Sur Trierweiler: "Je me suis déjà exprimé sur cette question"

Le chef de l'Etat a semblé agacé par la question d'une journaliste sur le livre de son ex-compagne, Valérie Trierweiler: "Je me suis déjà exprimé sur la question. Je ne donnerai pas d'autre réponse", a assuré le chef de l'Etat.

Maxence Kagni