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Livre de Trierweiler: ces extraits qui provoquent une onde de choc

Le 15 février 2013, avant la tempête, le couple présidentiel lors d'un voyage d'Etat en Inde.

Le 15 février 2013, avant la tempête, le couple présidentiel lors d'un voyage d'Etat en Inde. - Bertrand Langlois - AFP

Le livre de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, est en librairie. Une plongée vertigineuse dans le couple qu'elle a formé avec François Hollande.

La déliquescence d'un couple, scruté à la loupe: voici ce que propose Valérie Trierweiler dans son nouveau livre paru jeudi, Merci pour ce moment. Sauf que le couple décrit n'est pas anodin: il s'agit de celui qu'elle a formé avec le président, François Hollande. L'ex-Première dame narre un homme surmené par les événements politiques après son élection, qui se retranche derrière ses conseillers, et devient cynique.

"Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé: "les sans-dents", très fier de son trait d'humour."

Un homme déconnecté de la réalité?

Loin du président "normal", elle le décrit comme déconnecté de la réalité, amateur de grand luxe.

"Il aime les grands restaurants (...) les grands hôtels (...), ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des "gariguettes", ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de Noirmoutier, et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide." Les accusations se font plus personnelles lorsqu'elle lui reproche de l'avoir parfois surnommé "Cosette", et d'avoir "méprisé" sa famille aux origines modestes. "Je me souviens d'un soir , au sortir d'un repas de Noël chez ma mère (...). Il se tourne vers moi, avec un petit rire de mépris, et me jette: "Elle n'est quand même pas jojo, la famille Massonneau."

Le choc de l'épisode "Julie Gayet"

Valérie Trierweiler revient sur l'épisode "Julie Gayet", qui a conduit à leur séparation. "Alors c'est vrai?" Ce sont les mots qu'elle prononce le 9 janvier 2014, lorsqu'elle comprend que les révélations de Closer sur la relation adultère de son compagnon sont fondées. La suite est terrible.

"L'information Julie Gayet est le premier titre des matinales. (...) Je craque, je ne peux pas entendre ça, je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères (...) François m'a suivi. Il tente de m'arracher le sac. Je cours dans la chambre. Il attrape le sac qui se déchire. Des pilules s'éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J'avale ce que je peux. Je veux dormir. Je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va s'abattre sur moi et je n'ai pas la force d'y résister. Je veux fuir. Je perds connaissance", écrit l'ex-Première dame.

Valérie Trierweiler jalouse

La journaliste dévoile également une partie de l'intimité qu'elle a partagé avec le président français, mais se dévoile aussi, dans ses forces comme dans ses faiblesses. Ainsi reconnaît-elle n'avoir pas supporté le rapprochement politique entre François Hollande et son ex-compagne, Ségolène Royal, évoquant son "hystérie" lorsque le couple sur scène se reforme sous ses yeux le temps d'un congrès socialiste à Rennes. "Je ressens, au sens littéral du terme, cet excès émotionnel incontrôlable: il m'est physiquement impossible de les voir tous les deux main dans la main sur scène", écrit-elle, avant de poursuivre:

"Au cours de la cérémonie des obsèques de Mandela, l'image du président Obama faisant un selfie avec la Première ministre danoise blonde fait le tour du monde. J'observe la mine sombre de Michelle, à côté, et elle me plaît encore davantage. Je me réjouis de ne pas être la seule jalouse. Oui, jalouse, je le suis, comme je l'ai été avec chaque homme que j'ai aimé."

Hollande, "un homme qui ne supporte pas de perdre"

Depuis qu'elle a quitté les ors de l'Elysée, Valérie Trierweiler tente de se reconstruire, et s'implique avec force dans certains combats humanitaires, comme le sort des jeunes filles enlevées au Nigéria par la secte islamiste Boko Haram. Mais la page n'est pas complètement tournée,dit-elle.

François Hollande "me dit qu'il a besoin de moi. Chaque soir, il me demande de dîner avec lui. Qu'il veut me retrouver, quel que soit le prix à payer." Valérie Trierweiler ne cède pas, même lorsque les textos se multiplient dans la journée, dit-elle. "Croit-il ce qu'il écrit? Ou suis-je le dernier caprice d'un homme qui ne supporte pas de perdre?"

A la veille de la parution des extraits, l’entourage du chef de l'Etat avait fait savoir que l’Elysée n’était "pas au courant" de l'existence de ce livre. 

Alexandra GONZALEZ