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CAFE POLITIQUE - Angela Merkel ouvre la guerre des socialistes

François Hollande et Angel Merkel à leur arrivée à Ludwigsburg, samedi 22 septembre.

François Hollande et Angel Merkel à leur arrivée à Ludwigsburg, samedi 22 septembre. - -

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'information politique. Aujourd'hui, rififi au sein de la majorité au sujet de l'Allemagne, La "colère froide" de Hollande et Fabius veut arrêter le "pugilat".

La "colère froide" de François Hollande contre ses troupes

La une du quotidien éLibération", lundi 29 avril 2013
La une du quotidien éLibération", lundi 29 avril 2013 © -

C'est le jeu au PS depuis plusieurs jours: critiquer ouvertement "l'Allemagne d'Angela Merkel" et prendre ses distances avec l'austérité défendue par la Chancelière dans un texte qui doit être présenté mardi en bureau national. Au point d'obliger Jean-Marc Ayrault à siffler la fin de la récré samedi et de défendre "l'amitié franco-allemande" sur Twitter.

Un "dérapage", selon Libération, qui a provoqué chez François Hollande "une colère froide", rapporte Jean-François Achilli. "Il faut que ça cesse, le président va devoir taper fort", confie l’un de ses soutiens: "il l’a déjà fait en opération extérieure, il n’y a pas de raison qu’il ne le fasse pas sur le théâtre intérieur". Nouvelle mise au point à venir?

"Ne faut pas stigmatiser une personne ou un pays"

La polémique anti-Merkel au PS n'a pas échappé à Anne Hidalgo. Interrogée à ce sujet lundi matin sur BFMTV, la première adjointe au maire Bertrand Delanoë a marqué son désaccord avec le texte socialiste résolument anti-allemand.

"Je ne suis pas d'accord, je pense qu'il ne faut pas stigmatiser une personne ou un pays", a estimé Anne Hidalgo, tout en affirmant qu'Angela Merkel se trompait "quant aux mesures qu'il faut pour relancer l'Europe".

Fabius veut arrêter le "pugilat" anti-Merkel

"Il faut remettre un peu de raison et de calme dans tout cela". Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a tenté de tempérer la guerre larvée qui pointe au parti socialiste. "Je pense que nous pouvons résumer la position de la France en trois points: le débat, oui, doit avoir lieu, il est légitime. En revanche, le pugilat non!", a-t-il lancé lundi matin sur Europe1, appelant à "renforcer le partenariat entre la France et l'Allemagne".

Bartolone persiste et signe

Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, fustige lui aussi le modèle allemand. Au point d'irriter les ministres Manuel Valls (Intérieur) et Michel Sapin (Travail) qui ont critiqué les prises de positions du président de l'Assemblée.

"Que les ministres qui s'offusquent des positions émanant des parlementaires se concentrent un peu moins sur le commentaire de celles-ci et un peu plus sur l'état d'avancement de leurs dossiers. Beaucoup reste à faire", a-t-il répondu dimanche soir sur son blog intitulée "Tempête dans un verre d'eau". Ambiance.

Un gouvernement d'union nationale?

Un sondage a révélé dimanche que la majorité des Français était favorable à un gouvernement plus large que la seule majorité. Depuis, l'idée fait son chemin chez certains politiques. Ainsi l'ancien ministre de l'Education, Luc Ferry, a défendu lundi matin sur Europe1 "un gouvernement resserré ouvert à la société civile". De son côté, la candidate PS à la mairie de Paris a fermé la porte à cette option, lundi matin sur BFMTV, estimant qu'on "gouverne avec sa majorité".

dossier :

Angela Merkel

Sandrine Cochard