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Relations avec l'Allemagne: Valls tance Bartolone

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, n'a pas apprécié la virulence du président de l'Assemblée nationale (photo d'illustration).

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, n'a pas apprécié la virulence du président de l'Assemblée nationale (photo d'illustration). - -

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a condamné dimanche les propos "inacceptables" du président de l'Assemblée nationale, qui envisageait jeudi une "confrontation" avec l'Allemagne en matière d'économie.

Envisager une "confrontation" avec l'Allemagne sur la politique économique, comme l'envisageait jeudi le président PS de l'Assemblée nationale? "Irresponsable" et "démagogique", a jugé dimanche le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, pourtant du même parti.

Interrogé dans Le Parisien sur les récentes déclaration de Claude Bartolone à l'égard de l'Allemagne, Manuel Valls a condamné des propos "irresponsables, démagogiques et nocifs, qui selon lui "risquent de mettre en très grande difficulté la relation historique entre nos deux pays, essentielle pour l'avenir de l'Union" européenne.

"Faire croire à nos compatriotes que c'est l'Allemagne qui porte seule la responsabilité de la situation (économique) actuelle, c'est renforcer les populismes qui gagnent l'Europe", a-t-il encore fustigé. Pour lui, c'est clair: "l'affrontement avec l'Allemagne, c'est non".

Charge socialiste contre Merkel

Jeudi, Claude Bartolone, quatrième personnage de l'Etat, avait expliqué qu'il fallait envisager une "confrontation" pour obtenir un infléchissement de la politique d'austérité et de rigueur budgétaire prônée par l'Allemagne de la chancelière Angela Merkel.

Ces propos avaient été suivis de la révélation par Le Monde d'un texte du Parti socialiste sur l'Europe, très virulent à l'égard de l'Allemagne et d'Angela Merkel.


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