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Benoît Hamon: "il faut des contre-pouvoirs, le référendum révocatoire peut en être un"

Benoît Hamon était l'invité de notre journaliste Jean-Jacques Bourdin ce jeudi matin. Il a évoqué les gilets jaunes. Alors que ceux-ci sont appelés à traduire leurs aspirations politiques en propositions lors du débat national qui s'annonce, il a détaillé la VIe République qu'il appelle de ses vœux.

L'entretien de Benoît Hamon avec Jean-Jacques Bourdin sur notre antenne ce jeudi matin a rapidement ouvert le chapitre des gilets jaunes. L'ex-candidat socialiste à la présidentielle de 2017 a montré qu'il n'était pas convaincu par les mesures pour le pouvoir d'achat préconisées par Emmanuel Macron, expliquant que ce n'était pas parce que "son banquier a mis une barbe qu'il faut le prendre pour le père Noël".

En revanche, il a refusé de lancer, ou non, un appel à poursuivre la mobilisation: "Ce n’est pas à moi d’appeler à des manifestations." Il a enchaîné: "Croire que le pays va fonctionner en élisant un roi tous les 5 ans ça ne peut pas marcher". "En plus, celui-ci rajoute son mépris", a-t-il lancé parlant d'un "pouvoir boursouflé d’orgueil". 

"Après tout, il y a l'impeachment aux Etats-Unis" 

"Je suis pour un changement de République, il faut des contre-pouvoirs, le référendum révocatoire peut en être un", a-t-il esquissé, citant ici une proposition de Jean-Luc Mélenchon. L'ancien député, et désormais fondateur de Génération.s a poursuivi: "S’il le faut, après tout il y a des procédures d’impeachment aux Etats-Unis." De retour d'un déplacement effectué mardi à Narbonne, Benoît Hamon a posé: "Les citoyens disent : ‘La Ve République et ses vieilles querelles d’egos, on laisse ça’."

Pour imaginer de nouvelles institutions, Benoît Hamon a recommandé de s'en remettre à "l'intelligence collective". 

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Benoît Hamon

Robin Verner