BFMTV

Benoît Hamon dénonce ceux qui lui "plantent des couteaux dans le dos"

L'Elysée

L'Elysée - GEORGES GOBET / AFP

Benoît Hamon, candidat à la présidentielle du Parti socialiste et de ses alliés, a dénoncé les ralliements en faveur d'Emmanuel Macron et a fait allusion à un possible soutien de Manuel Valls à l'ancien ministre de l'Economie.

Benoît Hamon a lancé dimanche soir un appel sur France 2 aux électeurs de gauche à ne pas "voter par défaut" et dénoncé les "coups de couteau dans le dos" plantés par des "caciques qui veulent rester au pouvoir" et avec qui "il n'aurait pas gouverné".

"On m'annoncerait même ma mise à mort"

Dans une intervention très vive au journal de 20H, le candidat socialiste a dénoncé "des ralliements qui consistent à (lui) planter des couteaux dans le dos". "On m'annoncerait même la semaine prochaine une mise à mort avec le ralliement de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron", a-t-il lâché. "C'est oublier une chose, ce ne sont pas eux qui m'ont donné vie, c'est un vote populaire", a-t-il ajouté. "De toute façon, je n'aurais pas gouverné avec eux, que ce soit clair car je ne suis pas favorable à ce qu'on remette en cause l'ISF pour augmenter la TVA, à ce qu'on facilite les licenciements", a-t-il ajouté.

La candidature d'Emmanuel Macron nous propose de "poursuivre ce qui a échoué". "C'est une folie de faire ce choix-là", a-t-il insisté. "Votez 'pour' plutôt que votez par défaut, votez par élimination", a-t-il lancé aux électeurs. "Le seul vote utile, c'est le vote utile pour vous". "J'irai jusqu'au bout car je serai au second tour de la présidentielle. Dans tous les sondages, je bats Marine Le Pen au second tour", a ajouté Benoît Hamon. Le candidat socialiste a également dit "avoir honte que François Fillon et Marine Le Pen soient encore candidats quand, dans n'importe quelle autre démocratie moderne, ils ne pourraient plus l'être" en raison des affaires judiciaires les touchant.

dossier :

Benoît Hamon

R.V avec AFP