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Benjamin Cauchy rejoint la liste de Nicolas Dupont-Aignan pour les européennes

Benjamin Cauchy, ancien porte-parole des gilets jaunes de Haute-Garonne, a annoncé ce jeudi soir sur notre plateau qu'il se ralliait à la liste de Nicolas Dupont-Aignan en vue des européennes.

Il avait fondé le mouvement "citron", puisque, disait-il, lui et ses partisans "en avaient marre d'être pressés et ne voulaient pas de pépin", puis le collectif des "gilets jaunes libres". Mais Benjamin Cauchy, qui fut le porte-parole des manifestants de Haute-Garonne, semble avoir trouvé sa voie. Il a en effet annoncé ce jeudi soir sur notre plateau qu'il rejoignait la liste de Debout la France, emmenée par Nicolas Dupont-Aignan, pour les européennes. 

"J’ai décidé de m’associer à la liste de Nicolas Dupont-Aignan car on est syncro' avec les revendications des gilets jaunes", a-t-il déclaré. Il a ajouté: "Je serai en position éligible." Quant à sa place sur la liste: "Vous le saurez lundi matin lors de la conférence de presse où nous la dévoilerons". Il a assuré avoir été approché ces dernières semaines par Jean Lassalle, Florian Philippot, des cadres républicains, le Rassemblement national ou encore des gilets jaunes désireux de monter une liste en vue des européennes. 

Cette démarche électorale n'est pas faite pour surprendre. Dès novembre dernier, alors que les gilets jaunes accomplissaient leurs premiers pas dans les rues de France, le voile était levé, par France 3 Occitanie, sur les sympathies politiques de Benjamin Cauchy. Ancien syndicaliste étudiant auprès de l'organisation de droite UNI, il était devenu plus tard conseiller municipal étiqueté UMP à Laon. "J’ai été au RPR puis à l’UMP de 1997 à 2008. J’ai compris que cette politique ne correspondait pas et j’avais rangé mes convictions dans ma tête", a-t-il commenté sur notre antenne ce jeudi soir. 

Parcours politique

Si son rapport à Debout la France a d'abord paru obscur, il est apparu plus évident en janvier dernier. Répondant alors aux questions de la Dépêche du Midi, il avait concédé s'être rendu peu de jours auparavant dans les locaux de la filiale haute-garonnaise de Debout la France pour y manger la galette des rois certes, mais aussi pour "échanger en vue des européennes".

Afin de détailler plus précisément son positionnement idéologique, il avait lâché: "Je suis avant tout un gaulliste. Et je l’assume". 

Robin Verner