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Attentats dans l'Aude: droite et extrême droite ont les mêmes arguments contre le gouvernement

Florian Philippot, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez.

Florian Philippot, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. - BFMTV

Laurent Wauquiez, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen se sont tous exprimés après les attentats à Trèbes et à Carcassonne, dans l'Aude, vendredi dernier. Leurs revendications sont similaires, au moment de s'en prendre aux choix de l'exécutif.

La chronique de leurs dissensions et de leurs disputes agite bien souvent l'actualité politique. Mais, s'agissant d'évoquer la lutte contre le terrorisme, après les attaques perpétrées par Radouane Lakdim à Carcassonne et Trèbes, les ténors de la droite et de l'extrême droite semblent parler d'une seule voix. 

Ce lundi matin, Laurent Wauquiez a d'abord lancé: "On ne vaincra pas l'ennemi à coup de 'pas d'amalgame' et de beaux discours (...) Les Français peuvent être légitimement en colère". Le chef des Républicains a ensuite égrené les mesures qu'il appelle de ses vœux: le retour de l'état d'urgence, l'internement des fichés S français "les plus dangereux", et l'expulsion hors du territoire des fichés S étrangers. 

Marine Le Pen et Florian Philippot à nouveau d'accord 

Marine Le Pen, présidente du Front national, qui a notamment appelé à la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, a employé des termes très voisins au micro de Jean-Jacques Bourdin ce lundi sur BFMTV et RMC. "Je suis pour un principe de prévention, de précaution, c’est pourquoi je réclame depuis des années que les fichés S étrangers soient immédiatement expulsés de notre territoire. S’ils sont binationaux, il faut qu’ils soient déchus de la nationalité française et expulsés", a-t-elle jugé.

Concernant les ressortissants français inscrits dans ce même registre sensible, elle a déclaré: "S’ils ne sont que Français, qu’ils fassent l’objet des foudres de l’article 411-4 du code pénal sur l’intelligence avec l’ennemi." Marine Le Pen n'a pas directement demandé le rétablissement de l'état d'urgence mais elle a dit tout le mal qu'elle pensait de la présente loi sur la sécurité intérieure: "La loi sur la sécurité intérieure est nulle, elle ne sert à rien".

Si au sujet de l'Europe et l'économie, Marine Le Pen et son ancien bras droit, Florian Philippot, se sont écartés l'un de l'autre, le second a paru sur la même longueur d'onde que la première après les drames audois. Sur Twitter, le président des Patriotes a en effet réclamé la déchéance de nationalité pour les binationaux impliqués dans des actes terroristes et l'expulsion des étrangers fichés S. 

Nicolas Dupont-Aignan au diapason 

Ce lundi soir, sur notre antenne, Nicolas Dupont-Aignan, patron de Debout la France, a formulé, comme Laurent Wauquiez, la volonté d'un retour de l'état d'urgence, notant avoir milité pour son maintien il y a quelques mois, et d'interner les fichés S français en centres de rétention "pour les cas les plus graves". Il s'est également prononcé en faveur de l'expulsion des ressortissants étrangers fichés S. 

Robin Verner