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Affaire Benalla: pour Aurore Bergé "beaucoup de fausses informations" ont été dites

Selon elle, "seul le tribunal pourra répondre" aux faits reprochés à l'ancien employé de l'Elysée.

Au lendemain de la première interview télévisée d’Alexandre Benalla, accordée à TF1 dans le cadre du journal de 20h, les réactions se multiplient. Ce samedi matin sur l’antenne de BFMTV, Aurore Bergé, députée des Yvelines et porte-parole du groupe LaREM à l’Assemblée Nationale, a estimé que cet entretien était nécessaire puisque depuis plusieurs jours, les Français ont, selon elle, "entendu beaucoup de choses parfois contradictoires, de fausses informations."

"Je trouve que l’image qu’il a renvoyée est très loin de l’image qu’on a pu voir décrite par l'opposition qui le présentait presque comme une petite frappe. C’est important pour lui qu’il puisse donner sa version des faits" a-t-elle ajouté.

"Je ne suis pas son procureur"

Quant à la responsabilité de Benalla, Aurore Bergé botte en touche: "Je ne suis ni son avocate ni son procureur et il y'a des enquêtes en cours. Je veux bien tout entendre mais il fait accepter que la justice ne se rend ni sur un plateau, ni dans un journal, pas plus qu’elle ne se rend à l’Assemblée Nationale. Seul le tribunal pourra répondre à ces questions."

"L’enquête judiciaire pourra dire si, oui ou non, la faute mérite une condamnation, je ne peux pas vous dire autre chose. On nous a montré une vidéo, on pourrait en montrer d’autres et montrer ce qui s’est passé avant, on ne voit pas des personnes attablées mais qui lancent des projectiles en, verre, qui font des bras d’honneur, il y’a un contexte sur lequel il faut insister."

Interrogée sur la seconde vidéo du Jardin des Plantes, prise quelques heures avant les événements de la place de la Contrescarpe, la députée charge le journal Libération, qui a diffusé la captation. "L’article de libération est confus, il dit qu’on n’arrive pas à identifier l’action réalisée ou non par Benalla, on ne sait pas si c’est lui qui a agi, les images sont troubles" conclut-elle.

Hugo Septier