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Police-Justice

Valls sur le suspect interpellé: "Tous les faits démontrent son implication"

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Manuel Valls a confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'Abdelhakim Dekhar, interpellé mercredi soir à Bois-Colombes, est le tireur présumé recherché depuis cinq jours. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé au 36 Quai des Orfèvres, siège parisien de la Brigade criminelle, où il était venu saluer le travail des enquêteurs.

Le tireur présumé identifié. Un homme a été arrêté, mercredi soir, dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de l'enquête sur les coups de feu dans les locaux de Libération et au pied de la tour de la Société générale, à La Défense, lundi. L'ADN de cet individu a été analysé et coïncide avec celui de l'agresseur de BFMTV, qui est aussi le tireur de Libération et de La Défense. Il s'agit Abdelhakim Dekhar, condamné en 1998 dans l'affaire Rey-Maupin.

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• 1h50 - Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire de Paris, précise les circonstances de l'interpellation du suspect: "Le commissaire de Courbevoie nous a signalé qu'une personne s'était présentée dans le commissariat pour dire qu'il avait des doutes et des inquiétudes sur une personne qu'il hébergeait (...). Nous y sommes allés immédiatement. Nous avons pensé que le véhicule pouvait être piégé, ce qui explique les mesures de sécurité qui ont été prises autour du parking souterrain" où Abdelhakim Dekhar a été interpellé.
"Nous avons vu qu'il était dans un état de semi-inconscience et nous avons fait appel aux secours parce qu'avant tout, il fallait préserver sa vie".

• 1h50 - Manuel Valls confirme qu'Abdelhakim Dekhar a été trouvé grâce au témoignage d'un homme à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, qui l'a abrité pendant trois jours durant sa cavale. "Ce témoignage a été décisif", confirme le ministre de l'Intérieur.

• 1h49 - Où était passé Abdelhakim Dekhar depuis 1998? "Probablement il est parti à l'étranger", révèle Manuel Valls, dans le but d'expliquer pourquoi il n'était pas fiché par la police nationale. "Ces fichiers existent depuis la fin des années 90, c'est-à-dire sans doute après sa sortie de prison en 1998. Je donne cet élément pour que chacun puisse comprendre pourquoi il n'étais pas sur les fichiers".

• 1h48 - Dès que le "présumé coupable [bien 'coupable', NDLR] pourra être entendu, il le sera pour connaître ses motivations", déclare Manuel Valls. "Tout semble montrer qu'il [le suspect] a tenté de se suicider au moment de son interpellation", indique Manuel Valls. "Il sera sans doute sur pied très rapidement (...). En tout cas il ne s'est pas suicidé et c'était très important pour connaître toutes ses motivations".

• 1h45 - Manuel Valls adresse ses pensées au jeune assistant photographe grièvement blessé à Libération, auquel il révèle avoir rendu visite dans la journée de mercredi. "Mes pensées vont aussi à sa famille. Mes pensées vont aussi à la presse, et aux rédactions de BFMTV et de Libération, qui ont été touchées, traumatisées même, par ces faits".

• 1h44 - "Il y avait beaucoup de craintes que cet individu puisse à nouveau agir", confirme Manuel Valls, "ensuite qu'il mette fin à ses jours, ou que le véhicule ou que son appartement soit piégé".
"Le président de la République m'a demandé de saluer le travail de ces hommes et de ces femmes" qui ont permis l'arrestation du tireur présumé. "Il a fallu 4 à 5 heures pour confondre à travers l'ADN cet individu".

• 1h42 - Manuel Valls annonce qu'"un million deux cent mille données de téléphonie ont été traitées" pour aboutir à l'interpellation du tireur présumé, se disant convaincu également du "rôle indispensable" de la vidéosurveillance. "Grâce à ce travail de vidéo, progressivement, la police se rapprochait du domicile de cet individu".

• 1h40 - "Ce résultat c'est le résultat formidable de la police", déclare Manuel Valls, dans la cour du 36 Quai des Orfèvres, saluant la "rapidité" et le "professionnalisme" des enquêteurs. "L'ensemble de nos compatriotes éprouvent comme vous [journalistes] un très grand soulagement". Le ministre de l'Intérieur salue la Crim', "qui a été à la hauteur de son professionnalisme", ainsi que tous les services de police et de gendarmerie, "qui étaient à l'affût, qui étaient impliqués dans cette chasse, dans cette traque".

• 1h38 - Les enquêteurs sont réunis autour de Manuel Valls, qui va prendre la parole au 36 Quai des Orfèvres.

• 1h12 - Christiane Taubira "salue l'efficacité" des services de police et des parquets saisis, après l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar.

• 1h11 - L'avocate d'Abdelhakim Dekhar: "Je n'ai pas envisagé qu'il puisse revenir". Emmanuelle Hauser-Phelizon, l'avocate d'Abdelhakim Dekhar, l'homme arrêté mercredi soir et identifié comme l'auteur présumé des tirs à Libération et La Défense, condamné en 1998 dans le cadre de l'affaire Rey-Maupin, a réagi, sur BFMTV, dans la nuit de mercredi à jeudi. "Je ne comprends pas. L'homme que j'ai connu de 1994 à 1998 ne me laissait pas penser qu'il pourrait revenir. Je ne l'ai pas envisagé une seconde", a-t-elle affirmé.

• 1h10 - Qui est Abdelhakim Dekhar? Abdelhakim Dekhar, l'homme arrêté mercredi soir dans un parking de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), identifié, grâce à son ADN, comme l'auteur présumé des coups de feu à Libération et à La Défense, lundi, est connu pour son implication dans l'affaire Rey-Maupin, une équipée sanglante menée le 4 octobre 1994 dans Paris par deux étudiants, Florence Rey et Audry Maupin, qui s'est soldée par la mort de cinq personnes. Retour sur les faits.

• 1h05 - L'ADN a parlé. L'ADN de l'homme interpellé mercredi soir, qui présente une "forte ressemblance" physique avec le suspect recherché depuis plusieurs jours, a été analysé et coïncide avec celui de l'agresseur de BFMTV, qui est aussi le tireur présumé de Libération et de La Défense.

• 22h30 - L'homme interpellé s'appelle Abdelhakim Dekhar, il avait déjà été condamné. L'homme interpellé est connu des services de police. Il s'agit d'Abdelhakim Dekhar, condamné en 1998 pour complicité dans l'affaire Rey-Maupin, qui avait coûté la vie à 5 personnes en octobre 1994, à Paris.

• 20h03 - Un individu en garde à vue. Mercredi soir, vers 19 heures, un individu a été interpellé à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, dans un véhicule stationné dans un parking souterrain, dans le cadre de l'enquête sur le tireur de Libération et La Défense.

A.S. et A.L.M.