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Une autre interpellation de Benalla le 1er mai? "On ne voit rien sur cette vidéo" rétorque son avocat

Nos confrères de Libération affirment ce week-end que Vincent Crase et Alexandre Benalla ont procédé à une autre interpellation, le 1er mai, trois heures avant les événements de la place de la Contrescarpe. Ce que dément formellement l'avocat d'Alexandre Benalla.

S'agit-il d'un nouveau rebondissement au coeur de l'affaire Benalla? Nos confrères de Libération affirment que Vincent Crase, Philippe Mizerski et Alexandre Benalla ont procédé à deux autres interpellations le 1er mai, et ce trois heures avant les événements de la place de la Contrescarpe.

Pour appuyer ses dires, le quotidien publie une vidéo de six minutes où l'on peut voir plusieurs hommes, présentés comme Philippe Mizerski, Vincent Crase, et où l'on aperçoit une autre silhouette qui serait Alexandre Benalla, comme l'explique le journal. 

Des accusations réfutées ce samedi soir par Laurent-Franck Liénard, contacté par BFMTV :

"On ne voit strictement rien sur cette vidéo. Monsieur Benalla ne fait strictement rien à cet endroit et sur personne" a-t-il affirmé.

Une vidéo au préalable supprimée

La scène a été capturée par le téléphone d’une amie des personnes interpellées, indique le journal. D'abord supprimée au moment de l’arrestation par un fonctionnaire, la vidéo a finalement pu être récupérée sur la carte mémoire de l'appareil.

Les images montrent un petit groupe de manifestants repoussés par les policiers dans le Jardin des plantes. Alors qu'ils sont repoussés, la manifestante en train de filmer tombe nez à nez avec ceux qui pourraient s'apparenter à Vincent Crase, Philippe Mizerski et Alexandre Benalla. Le premier porte un brassard policier et lance avec agressivité au groupe: "Vous allez là-bas" tandis qu'un autre individu situé à l’arrière-plan lance: "Elle filme, elle filme." Les images sont ensuite floues, l'auteur des images se met à crier et un homme répond "elle a le droit de filmer".

Deux plaintes déposées jeudi

Toujours selon Libération, les deux manifestants affirment avoir été molestées avant d'être mis en garde à vue. Ils affirment avoir porté plainte contre X pour "violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique en réunion", "usurpation de signes réservés à l’autorité publique aggravé par le fait qu’ils facilitent la commission d’un délit", "usurpation de fonctions", "atteinte à la liberté", "dégradation de biens", et "introduction frauduleuse dans un système de traitement de données". 

Alexandre Benalla et Vincent Crase, les deux collaborateurs de l'Elysée ont été mis en examen en raison de la vidéo les montrant en train de malmener des manifestants le 1er mai dernier. Les deux hommes ainsi que trois autres policiers ont été suspendus. Une enquête préliminaire a par ailleurs été ouverte par le parquet de Paris et deux commissions d'enquête par l'Assemblée nationale et le Sénat.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait saisi le 19 juillet la "police des polices" pour se pencher sur les règles encadrant la présence d'"observateurs" aux côtés des forces de l'ordre et éclaircir les conditions de la présence d'Alexandre Benalla et de son comparse Vincent Crase.

Jeanne Bulant