BFMTV

Un quasi homonyme d'Alexandre Benalla victime d'injures et de menaces

-

- - THOMAS SAMSON / AFP

Alexandre Benallaoua, quasi homonyme du conseiller élyséen filmé en train de frapper des manifestants lors de la manifestation parisienne du 1er mai dernier, reçoit menaces et injures depuis que le scandale a éclaté.

Insultes, menaces... depuis que le scandale Benalla a éclaté, la vie d'Alexandre Benallaoua, un toulousain de 41 ans, quasi-homonyme de l'ex-conseiller de l'Elysée, est devenue un enfer, a expliqué son avocat vendredi.

Une plainte a été déposée jeudi au tribunal de grande instance de Paris pour injures, a précisé Me Arash Derambarsh, l'avocat de cette victime collatérale du dossier.

Même lieu de naissance, Évreux (Eure), port de la barbe: la confusion entre Alexandre Benalla et Alexandre Benallaoua est entretenue par l'algorithme d'un réseau social qui renvoie aussi vers le second quand on tape le nom du premier.

Résultat: depuis que l'affaire a éclaté, Alexandre Benallaoua, à la recherche d'un emploi, vit "un calvaire". Il a reçu des centaines de menaces, d'injures, parfois à caractères homophobes, selon Me Derambarsh.

Violences en réunion

Il reçoit même parfois des messages approuvant ce qu'il est censé avoir fait, a ajouté l'avocat, prévenant que "toute nouvelle injure ferait l'objet d'une nouvelle plainte".

Alexandre Benalla, licencié de son poste de conseiller à l'Élysée, a été mis en examen pour "violences en réunion" après avoir été filmé en train de frapper et malmener des manifestants.

Il est également mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

L.N. avec AFP