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Toulouse: Souad, la soeur de Mohamed Merah à son tour en garde à vue

Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, le 19 décembre 2012 à Toulouse.

Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, le 19 décembre 2012 à Toulouse. - -

Souad Merah a été placée en garde à vue lundi soir à Toulouse. Depuis mars 2012, les policiers placés sous l'autorité des juges antiterroristes ont entendu une trentaine de personnes en garde à vue.

Souad Merah, la soeur de Mohamed Merah, était en garde à vue mardi à Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont aurait bénéficié le tueur au scooter en 2012 pour commettre ses sept meurtres au nom du jihad, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Cette source confirme une information du site des abonnés de La Dépêche du Midi, et précise que Souad Merah a été placée en garde à vue lundi soir par les policiers de la sous-direction antiterroriste de Paris et la police judiciaire toulousaine.

Depuis mars 2012, les policiers placés sous l'autorité des juges antiterroristes ont entendu une trentaine de personnes en garde à vue pour tenter de savoir comment Merah s'était procuré ses armes et de quel soutien matériel ou financier il avait pu bénéficier.

La plupart ont été rapidement relâchées. Mais trois hommes ont été mis en examen: Abdelkader Merah (frère de Mohamed), Mohamed Mounir Meskine (un copain de quartier des Merah) et Fetha Malki. Ce dernier est soupçonné d'avoir fourni une partie de son armement à Merah. Lui et Abdelkader restent écroués.

"Fière" de son frère Mohamed

La dernière demande de remise en liberté d'Abdelkader a été rejetée le 1er avril par la cour d'appel de Paris.

Souad Merah de son côté a déjà été entendue par la police mais dans le cadre d'une enquête "incidente". Souad, qui s'était dite "fière" de son frère Mohamed lors d'un entretien avec un de ses autres frères alors qu'elle était filmée à son insu par une chaîne de télévision, a fait l'objet d'une enquête pour "apologie du terrorisme". Elle avait ensuite condamné les meurtres.

L'affaire a finalement été classée sans suite en janvier 2013, car ses propos ne pouvaient être considérés comme publics puisqu'elle ignorait être filmée.

Ses déclarations avaient profondément choqué les proches des victimes de Merah, qui a assassiné trois parachutistes puis trois enfants et un enseignant juifs entre le 11 et le 19 mars 2012, à Toulouse et Montauban, avant d'être tué par le Raid le 22 mars.

A. D. avec AFP