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Toulon: ouverture d'informations judiciaires après des violences lors d'une manifestation de gilets jaunes

Deux informations judiciaires ont été ouvertes

Deux informations judiciaires ont été ouvertes - BFMTV

Le procureur de Toulon a annoncé l'ouverture d'une informations judiciaire à l'encontre de trois manifestants soupçonnés de violences lors d'un rassemblement des gilets jaunes, ainsi qu'une seconde information judiciaire à l'encontre d'un commandant de police filmé en train de frapper deux des trois manifestants.

Deux informations judiciaires ont été ouvertes pour "faire la lumière" sur les éventuelles violences commises samedi à Toulon par trois hommes après une manifestation de "gilets jaunes", mais aussi sur leur interpellation par un policier filmé en train de les frapper, a annoncé lundi le procureur.

"J'ai décidé d'ouvrir deux informations judiciaires (...) afin de faire toute la lumière sur les violences reprochées aux prévenus et sur les conditions d'interpellation qui donnent lieu à polémique", a annoncé à la presse Bernard Marchal.

Un commandant de police visé par une enquête de l'IGPN

Concrètement, ces deux informations judiciaires, ouvertes pour "outrage, rébellion et violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", visent pour l'une un homme de 34 ans, déjà condamné pour outrage et sous contrôle judiciaire dans une affaire de viol, et pour l'autre deux frères de 47 et 51 ans. Le procureur a aussi demandé le placement en détention provisoire du premier homme. Les trois hommes devaient initialement être jugés lundi en comparution immédiate.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a elle aussi été saisie des faits, après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant un commandant divisionnaire, Didier Andrieux, donner plusieurs coups de poing au visage à l'homme de 34 ans, plaqué contre un mur, avant que d'autres policiers ne s'interposent. D'autres images montrent aussi Didier Andrieux frapper à coups de poings un "gilet jaune", l'un des deux frères qui devaient comparaître lundi, sur le capot d'une voiture.

Guillaume Dussourt