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Six mois après le 13 novembre, que sait-on des suspects?

Les suspects directement impliqués dans les attentats du 13 novembre sont aujourd'hui plus de 30.

Les suspects directement impliqués dans les attentats du 13 novembre sont aujourd'hui plus de 30. - AFP

INFOGRAPHIE - La chasse à l'homme d'envergure européenne et le travail des enquêteurs permettent, six mois après les événements du 13 novembre, de commencer à comprendre ce qu'il s'est passé le jour où la France a été attaquée. Retour sur la trentaine de suspects directement impliqués dans les attentats et le rôle qu'ils y ont joué.

Six mois après la pire attaque terroriste ayant frappé son territoire, la France commence à comprendre ce qui s'est passé. Le bilan des victimes s'est stabilisé, on déplore aujourd'hui 130 morts et 413 blessés dont 23 sont toujours pris en charge en Île-de-France. La traque policière continue, elle a permis de mettre au jour un réseau tentaculaire basé en Belgique et téléguidé depuis la Syrie qui a eu le temps, avant sa disparition, de provoquer la mort de 32 personnes supplémentaires à Bruxelles. Le nombre de personnes impliquées continue d'augmenter et à mesure que la lumière se fait, leur organisation donne le vertige.

Car les attentats de Paris ne se limitent pas aux seuls dix membres des commandos. Il y a une logistique mise en place pour les recruter, les préparer, les équiper, les loger, couvrir les traces des survivants une fois l'attentat perpétré. Leur identité, les fils qui les relient, se découvrent progressivement.

Une trentaine de personnes directement impliquées

Fin avril, on apprenait encore l'existence d'Abou Ahmad qui aurait piloté, peut-être depuis la Turquie, les opérations. Ou bien celle d'Adel Haddadi, qui, avec Muhamad Usman, a été retardé dans son transit en Grèce, ce qui l'a empêché de participer à la tuerie et de faire encore plus de victimes.

A ce jour, une trentaine de personnes sont directement impliquées dans les attaques. La plupart sont mortes, ou bien elles ont été arrêtées. Une seule a été mise en examen aussi bien pour les attentats de Paris que pour ceux de Bruxelles: Salah Abdeslam, ex-ennemi public numéro 1, aujourd'hui détenu dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).