BFMTV

Paris et Bruxelles veulent renforcer la lutte contre les candidats au jihad

Portrait  de Medhi N., suspect des assassinats perpétrés au musée juif de Bruxelles.

Portrait de Medhi N., suspect des assassinats perpétrés au musée juif de Bruxelles. - -

Un homme soupçonné d'avoir tué quatre personnes au Musée juif de Bruxelles le 24 mai a été arrêté vendredi à Marseille. Il était porteur d'une Kalachnikov et d'un revolver du type de ceux utilisés dans la capitale belge pour les assassinats de trois personnes.

Un homme soupçonné d'avoir tué trois personnes et blessé grièvement une quatrième au Musée juif de Bruxelles le 24 mai a été arrêté vendredi à Marseille, porteur d'une Kalachnikov et d'un revolver du type de ceux utilisés dans la capitale belge.

Ce Français d'une trentaine d'années est originaire de Roubaix dans le Nord. Il est soupçonné, selon une source proche de l'enquête, d'avoir été en Syrie en 2013 auprès de jihadistes. Il a été placé en garde à vue notamment pour assassinat et tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire.

Ce live est maintenant terminé, retrouvez ici la synthèse du portrait du suspect.

19h10 - Paris et Bruxelles veulent renforcer la lutte européenne contre les candidats au jihad. Si l'implication de Mehdi Nemmouche se confirme, ce sera en Europe le "premier attentat commis par une personne qui aurait séjourné en Syrie", déclare la ministre de l'Intérieur belge Joëlle Milquet. Un phénomène "qui prouve à quel point la mobilisation, les mesures qui ont été prises sont indispensables, doivent être renforcées et sont de véritables priorités", a-t-elle poursuivi, mettant l'accent sur la "prévention" et la "coopération entre nos différents services".

Bernard Cazeneuve souligne que les ministres de l'UE chargés du secteur devaient évoquer ces questions mercredi et jeudi à Luxembourg, appelant à une "lutte sans merci face aux prêcheurs de haine et aux assassins fanatisés".

19h05 - Perquisitions dans la famille de Mehdi Nemmouche. Deux perquisitions ont eu lieu en fin d'après-midi à Tourcoing, dans le Nord, aux domiciles de la grand-mère et d'une des tantes de Mehdi Nemmouche.

18h55 - "Nous sommes face à un phénomène qui dépasse les frontières nationales", a expliqué la ministre de l'Intérieur belge, Joëlle Milquet. "Nous devons avant tout éviter que le phénomène (de radicalisation) se déclenche", a-telle prévenu aux côtés de Bernard Cazeneuve.

18h40 - "Nos nations ne seront jamais des sanctuaires pour les terroristes", a prévenu le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d'une conférence de presse avec son homologue belge. Il a évoqué "un tireur fanatisé, pseudo-combattant sans honneur, qui a pour seul fait d'arme la mort d'innocents sans défense".

"La coopération de nos services est immense", a-t-il ajouté, annonçant qu'une réunion aura lieu mercredi à Luxembourg pour surveiller les réseaux terroristes en Europe.

"Je souhaite faire voter les mesures législatives indispensables à un meilleur contrôle des candidats au djihad", a-t-il égalemen indiqué.

18h10 - Le suspect est "un loup solitaire" comme Mohamed Merah. C'est ce qu'a déclaré Le procureur de la République de Paris, François Molins, en marge de sa conférence de presse. "On peut effectivement faire un parallèle dans la mesure où c'est ce qu'on a pu appeler à une certaine époque 'le loup solitaire', celui qui été aguerri, a participé à des combats, et qui a appris le maniement d'armes". Selon lui, le suspect a agi "sans mandat précis en termes de cibles", n'ayant pour but que de "passer à l'action".

18h05 - La Belgique réclame une coopération de l'UE contre les jihadistes. Le Premier Ministre belge Elio Di Rupo a salué dimanche "l'avancée dans l'enquête sur la fusillade du Musée Juif de Belgique" et a réclamé une coopération européenne contre les jihadistes.

17.35 - La ministre de l'Intérieur belge à Paris. Joëlle Milquet est arrivée gare du Nord à Paris. Elle a été accueilie par son homologue français Bernard Cazeneuve avec qui elle donnera une conférence de presse à 18 heures 30.

15h46 - Pour la première fois, le caractère antisémite de l'attentat est évoqué par la justice belge. "Cela me paraît évident que c'était un objectif juif qui était visé", déclare le procureur belge Frédéric Van Leeuw.

En outre, le procureur ajoute que la quatrième victime de la fusillade est actuellement entre la vie et la mort.

15h40 - Deux personnes entendues en Belgique. Une perquisition a eu lieu dans la région de Courtrai, en Belgique, où le suspect a séjourné et deux personnes sont "actuellement entendues par la police", annonce le procureur fédéral de Belgique Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse. "Ces personne ne sont pas arrêtées", insiste-t-il, "nous voulons voir si ces personnes sont impliquées ou pas".

15h20 - Mehdi N. s'est radicalisé en prison. Le suspect s'est radicalisé au cours de séjours successifs en prison, ajoute le procureur de la République de Paris, François Molins, pendant sa conférence de presse.

L'homme, condamné à sept reprises et incarcéré cinq fois, notamment à Lille et à Toulon, "s'était illustré par son prosélytisme extrémiste et l'appel à la prière collective en promenade", précise-t-il.

15h15 - Mehdi N. a passé "plus d'une année" en Syrie. C'est ce qu'indique François Molins, précisant que c'était fin 2012/début 2013, avant de "brouiller les pistes" sur le chemin du retour en Europe, passant successivement par la Malaisie, Singapour et Bangkok.
Son arrestation a eu lieu lors d'un "contrôle inopiné" des douanes à la gare Saint-Charles de Marseille, dans un bus en provenance de Bruxelles.

15h10 - "Un très fort faisceau d'indices". Si pour l'heure, le suspect refuse de répondre aux questions des enquêteurs, "un très fort faisceau d'indices graves et concordants" a été mis au jour par les enquêteurs, précise le procureur de Paris.

La garde à vue de Mehdi a été prolongée jusqu'à mardi, ajoute-t-il, précisant que la justice française avait reçu une demande d'extradition de la Belgique.

15h00 - Le suspect s'attribue l'attentat dans un film saisi. Le procureur de Paris François Molins déclare lors de sa conférence de presse qu'un film a été saisi dans un appareil photo de Mehdi N. Cette brève vidéo, retrouvée dans un "fichier caché" de la mémoire de l'appareil photo du suspect, montre une Kalachnikov et un pistolet semblables à ceux ayant servi dans la capitale belge et une voix, qui "ressemble" à celle du suspect, y évoque l'attaque du 24 mai.

Le "délinquant multirécidiviste" français de 29 ans, "n'apparaît pas" lui-même sur les images et la voix "explique cette mise en scène par le fait que la caméra GoPro" qui était fixée à son sac lors de la tuerie "n'a pas fonctionné", ajoute-t-il.

15h00 - Le suspect avait un sigle de l'Etat islamique en Irak et au Levant. L'homme avait dans ses bagages un "drap blanc" portant une inscription en arabe au nom de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe jihadiste le plus radical combattant en Syrie, et les mots "Allah est grand", précise le procureur de Paris François Molins déclare lors de sa conférence de presse.

14h10 - La famille "très choquée". "On est très choqués. On n'est pas bien et on ne s'y attendait pas", a déclaré à la presse une tante de Mehdi N., devant la maison d'un quartier résidentiel de Tourcoing (Nord). "On l'a appris ce matin aux infos", a-t-elle ajouté, décrivant son neveu, placé peu après sa naissance avant d'être hébergé par sa grand-mère à l'âge de 17 ans, comme "quelqu'un de gentil, d'intelligent, scolarisé, qui avait fait une année d'université", mais aussi "très discret" et qui "ne se confiait pas facilement".

La famille n'a "plus eu de contact avec lui" à partir du milieu des années 2000, alors qu'il était en détention.

14h - Des éléments probants contre le suspect même s'il est resté muet pendant le début de sa garde à vue. "La police technique et scientifique de la police judiciaire commence à obtenir des résultats, même s'ils ne seront officiels qu'en début de semaine". Selon elle, "les premiers résultats sur les armes ainsi que les premières exploitations du matériel informatique et des images vidéo en sa possession semblent donner des résultats très probants", a-t-elle expliqué.

13h10 - L'ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière a expliqué à BFMTV la difficulté de lutter contre les risques d'une radicalisation de certains Français partis s'entraîner au jihad en Syrie. "On ne peut pas surveiller tout le monde en temps réel, 24 heures sur 24", concède l'ex-magistrat tout en insistant sur le fiat que "la DGSI a fait preuve une fois de plus de son efficacité". "L'important, continue-t-il est que le suspect ait été interpellé, ceci étant le risque potentiel de nouvelles opérations de ce genre, à l'étranger ou en France, n'est pas à exclure."

12h30 - Une radicalisation dès 2009? Selon le site de l'hebdomadaire Le Point, le suspect aurait été détecté par la DCRI "comme se radicalisant dès 2009 alors qu'il effectuait une peine d'emprisonnement à Salon-de-Provence", dans les Bouches-du-Rhône.

11h50 - Le profil du suspect se précise. Selon nos informations, le suspect, déjà connu des services de police pour des faits de vol aggravé, a fait au total cinq ans de prison, de décembre 2007 à décembre 2012. A sortie il s'était rendu en Belgique puis au Royaume-Uni, au Liban, en Turquie et en Syrie, avant que sa trace ne soit perdue. Il était réapparu en mars 2014, de retour d'Asie du Sud-est.

Son interpellation vendredi s'est réalisée à la faveur d'un contrôle effectué par les douaniers qui étaient à la recherche de stupéfiants. Les douaniers ont trouvé des armes et une caméra de type "GoPro". A l'intérieur des fichiers vidéo auraient pu être visionnés. Dans l'un notamment, où les assassinats de Bruxelles sont évoqués, un homme s'exclame: "dommage que ma caméra n'ait pas marché en pleine action".

Des perquisitions sont en cours à Bruxelles.

#Bruxelles le suspect se baladait en bus avec les armes, les mêmes vêtements et une go pro où il évoquait les meurtres...#criminalmastermind
— Cécile Ollivier (@cecileollivier) June 1, 2014

11h30 - Son ex-avocate garde le souvenir d'un jeune homme "vif, intelligent, respectueux". Elle assure aussi qu'il ne lui a jamais semblé qu'il fut "destiné à commettre ce genre de faits". "Il n'était pas dans la mouvance islamique" et n'était pas pratiquant explique encore l'avocate jointe dimanche au téléphone par BFMTV. Medhi, en proie à des difficultés familiales, avait été placée chez sa grand-mère, à l'âge de 17 ans.

11h10 - Confirmation de la justice belge et annonce d'une conférence de presse. "Je peux confirmer l'arrestation du possible auteur des faits", a indiqué le porte-parole du parquet fédéral.

Le procureur fédéral a prévu de donner une conférence de presse à 15 heures (13 heures GMT) à Bruxelles au cours de laquelle il fournira des précisions sur cette arrestation.

10h40 - Première réaction de François Hollande. Le chef de l'Etat a affirmé dimanche que le suspect de la tuerie de Bruxelles avait été arrêté "dès qu'il a mis le premier pied en France", soulignant l'efficacité des forces de police.

"Nous les combattrons, nous les combattrons, nous les combattrons", a dit le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement à Trévières dans le Calvados, au sujet des jihadistes qui rentrent en Europe après avoir combattu en Syrie.

"Celui qui a été arrêté, et nous verrons la suite donnée à l'enquête, a été arrêté dès qu'il a mis le premier pied en France, en l'occurrence à Marseille", a déclaré à la presse le président de la République.

"Tout le gouvernement est mobilisé pour suivre les jihadistes et éviter qu'ils puissent nuire", "notamment lorsqu'ils reviennent en France ou en Europe", a-t-il affirmé, "c'est une lutte de tous les instants".

10h - Arrestation d'un suspect vendredi à Marseille: retour sur les faits.

|||

L'ESSENTIEL

• Un suspect français a été interpellé vendredi à Marseille.

• Il était en possession d'armes chargées et de nombreuses munitions.

• L'homme aurait effectué un séjour en Syrie et côtoyé des jihadistes.

David Namias et Caroline Piquet et Karine Lambin