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EN DIRECT - Conflans-Sainte-Honorine: une dixième personne placée en garde à vue

Samedi 17 octobre 2020, des dizaines de personnes ont rendu hommage à Samuel Paty, le professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine.

Samedi 17 octobre 2020, des dizaines de personnes ont rendu hommage à Samuel Paty, le professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine. - Bertrand GUAY / AFP

Un nouvel attentat terroriste "islamiste caractérisé", d'après les mots d'Emmanuel Macron, a frappé vendredi un professeur d'histoire-géographie, qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.

Christian Estrosi appelle les élus locaux à "se mobiliser" contre "la lèpre islamiste"

Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, Christian Estrosi dénonce "la lèpre islamiste", au lendemain du meurtre de Samuel Paty:

"L'enseignement aujourd'hui devient un arc de tension, car la lèpre islamiste a réussi à ronger de nouvelles couches de notre société. Après les livres, les journaux, les statues, on attaque l'enseignement", s'indigne-t-il.

Le maire LR de Nice appelle les élus locaux à "se mobiliser" dans ce combat et demande "la mise place d'un nouveau concordat avec nos compatriotes musulmans".

Pour Nuñez, la "polémique" de certains parents d'élèves "a débouché sur un acte terroriste grave"

Dans un entretien au Parisien, Laurent Nuñez, coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme auprès d'Emmanuel Macron estime qu'il y a un "lien" entre la "polémique" lancée par certains parents d'élèves et l'attentat:

"En tout état de cause, cette polémique entretenue a débouché sur un acte terroriste grave, il y a donc un lien, fusse-t-il indirect", estime-t-il.

Et de poursuivre:

"II y a l'instrumentalisation de l'incident autour du cours dispensé par la victime par un parent d'élève qui, à des fins polémiques et politiques, en faisant des vidéos et en les publiant sur les réseaux sociaux, cherche à promouvoir le séparatisme islamiste (...)."

Une cellule d'écoute mise en place par l'Éducation nationale

Suite à l'attentat, le ministère de l'Éducation nationale a mis en place "un dispositif national d’écoute et de soutien psychologique" à destination de l'ensemble du personnel du ministère.

Le numéro à composer est le 0 805 500 005.

Face au communautarisme, Bernard Cazeneuve dénonce les "lâchetés" de "l'islamo-gauchisme"

Ancien ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve estime qu'avec ce nouvel attentat, "on a franchi un cap".

"Avec cet attentat, on a franchi un cap: en assassinant un enseignant qui voulait, à travers un débat sur les caricatures, faire un cours sur la liberté d'expression, on a voulu abattre un symbole de la République", s'inquiète-t-il dans une interview au Parisien.

Il dénonce aussi, et surtout, "certaines petites lâchetés et concessions médiocres face au communautarisme" de certains élus et accuse directement cet "islamo-gauchisme qui regarde avec les yeux de Chimène certaines organisations communautaristes qui ont en elles une défiance, pour ne pas dire une forme de haine de la République."

Damien Abad propose de panthéoniser Samuel Paty

Damien Abad, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale propose de panthéoniser Samuel Paty, l'enseignant assassiné, rapportent nos confrères du Parisien ce soir.

"Il faut poser un acte symbolique fort. Ce professeur n'est pas une simple victime du terrorisme mais un martyr de la République", affirme-t-il dans les colonnes du quotidien.

Le député de l'Ain fait cette proposition en son nom propre, sans en avoir pour l'heure parlé avec son parti. Il envisage par la suite d'en faire la demande formelle à Emmanuel Macron.

Toutes les communes de France appelées à rendre hommage au professeur tué

L'Association des maires de France (AMF) appelle toutes les communes à rendre hommage à Samuel Paty, le professeur décapité vendredi.

Présidée par François Baroin (LR), l'AMF "propose aux communes d'afficher sur leurs bâtiments le mot-dièse #jesuisenseignant, de respecter une minute de silence lors de la prochaine réunion du conseil municipal et choisir un jour de mise en berne du drapeau de la mairie."

L'association appelle ainsi "toutes les communes de France à témoigner de leur solidarité avec la victime et sa famille, de leur soutien à l'ensemble de la communauté éducative et de leur mobilisation pour défendre la liberté d'expression et la primauté de la laïcité dans l'organisation de la République".

Pour Blanquer, "on a trop accepté qu'une forme de prosélytisme s'installe"

Invité du Journal Télévisé de France 2, le ministre de l'Education nationale a appelé à "ne pas avoir peur", après l'assassinat violent de Samuel Paty. "L'émotion qui nous étreint tous (...) ne doit pas être synonyme de peur", a-t-il rappelé.

"Des choses se sont dégradées depuis plusieurs décennies", a toutefois reconnu le ministre de l'Education nationale. "On a trop accepté qu'une forme de violence verbale, une forme de prosélytisme s'installe", a-t-il dénoncé.

Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer présents au rassemblement à République

Marlène Schiappa et Jean-Michel Blanquer seront tous les deux présents au rassemblement organisé place de la République dimanche, à 15 heures, en hommage à Samuel Paty, d'après des sources gouvernementales à BFMTV.

Une dixième personne placée en garde à vue

Une nouvelle personne a été placée en garde à vue ce samedi soir dans l'enquête sur l'assassinat du professeur d'histoire à Conflans-Sainte-Honorine.

Cela porte donc désormais à dix le nombre de personnes actuellement interrogé par les enquêteurs.

Hollande: "Nous sommes dans une guerre longue" contre le "terrorisme islamiste"

L'ancien chef de l'État a estimé que la France doit se préparer à vivre "d'autres attentats terroristes".

"Nous sommes face à une organisation qui veut nous atteindre. N'imaginons pas que nous en aurons terminé d'un seul coup parce qu'il y aura une loi supplémentaire", a-t-il asséné. "Nous ne devons pas vivre avec mais combattre ce phénomène et penser qu'il y aura encore, hélas, d'autres victimes. Nous devons préparer les Français à cela".

Selon François Hollande, nous "avons gagné des batailles", notamment contre l'État Islamique et Al-Qaïda mais "nous n'avons pas terminé la guerre".

Pour François Hollande, les "enseignants sont trop souvent seuls"

"C’est dur d’être aujourd'hui un enseignant, ils sont trop souvent seuls", a estimé l'ancien président, estimant que l'Éducation nationale ne doit pas seulement "former" mais "apporter un soutien".

"Les enseignants doivent être protégés par la Nation quant à l'enseignement qu'ils dispensent : enseigner la Shoah, enseigner les valeurs de la République, dire ce qu'est la laïcité, ce qu'elle permet ou non", a-t-il ajouté.

"Le terroriste agit pour nous faire peur", estime François Hollande

Invité de BFMTV ce samedi, François Hollande s'est exprimé après l'assassinat d'un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine.

"Si le terrorisme peut changer de dimension, il toujours la même organisation, il a les mêmes cibles : c’est la liberté et République qui la garantit", a-t-il déclaré.

François Hollande a également appelé au rassemblement.

"Il faut faire bloc, être unis, ce que cherchent aussi les terroristes islamistes, c’est nous diviser. Il faut tenir bon et pour tenir bon il faut être ensemble et dépasser un certain nombre de clivages".

"La justice doit passer rapidement", a ajouté l'ancien chef de l'État.

Marlène Schiappa se rendra lundi dans les locaux de Pharos et réunira les patrons des réseaux sociaux mardi

A la suite de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine , Marlène Schiappa se rendra ce lundi à Nanterre, dans les locaux de Pharos (plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements).

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté réunira les patrons des réseaux sociaux le lendemain à Beauvau, selon l'entourage de la ministre à BFMTV.

De nombreux politiques attendus au rassemblement place de la République ce dimanche

De nombreuses personnalités politiques seront présentes ce dimanche au rassemblement organisé place de la République, à 15h, en hommage à Samuel Paty, dont Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise et député des Bouches-du-Rhône.

Stanislas Guérini, délégué général LaREM et Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste seront également sur place.

Selon nos informations, Manuel Valls, ancien Premier ministre, est aussi attendu.

Gérald Darmanin appelle les préfets à la vigilance

Le ministre de l'Intérieur a appelé ce samedi les préfets à prendre "immédiatement toutes les mesures afin de garantir la sécurité des citoyens" qui participeront aux rassemblements en soutien à Samuel Paty.

Dans ce message dont l'Agence France-Presse a eu connaissance, le ministre rappelle que "le niveau de menace terroriste reste élevé".

"Tout incident ou trouble à l'ordre public en lien avec cet attentat et les réactions qu'il suscite devra faire l'objet d'un avis immédiat à mon cabinet", écrit le ministre.

Gérald Darmanin ajoute qu'il organisera ce dimanche une visio-conférence avec les préfets "sur les sujets en lien avec l'événement terroriste de ce vendredi".

L'assaillant n'avait plus aucun lien avec la Russie, selon Moscou

L'assaillant tchétchène accusé d'avoir décapité un professeur en France n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008, a relevé ce samedi l'ambassade de Russie, citée par les agences russes.

"Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française", a dit un a dit Sergueï Parinov, un porte-parole de la représentation russe à Paris à l'agence Tass. "En l'occurrence l'important n'est pas où il est né, mais où, quand et comment il a été converti à une idéologie terroriste que la Russie condamne, bien sûr, sous toutes ses formes", a-t-il ajouté.

Selon Sergueï Parinov, le statut de réfugié qu'avait reçu Abdoulakh A. conduit automatiquement à une déchéance de la nationalité russe.

Le rassemblement place de la République, en hommage au professeur assassiné, a été déclaré et ne sera pas interdit par la Préfecture de Police de Paris

La Préfecture de Police de Paris a bien reçu par mail une déclaration pour le rassemblement en hommage au professeur assassiné vendredi à Conflans-Sainte-Honorine, selon nos informations.

Celui-ci, qui doit se tenir dimanche place de la République, à 15h, ne constitue aucun risque de trouble à l'ordre public et ne sera donc pas interdit. Les organisateurs devront faire respecter le protocole sanitaire, à savoir le port du masque et le respect de la distanciation sociale.

De nombreuses personnes réunies devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine pour rendre hommage au professeur assassiné

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, ce samedi, pour rendre hommage à Samuel Paty, l'enseignant d'histoire-géographie assassiné vendredi.

Parmi elles, Anne, professeure de français dans un autre collège et qui ne connaissait pas la victime, mais présente car elle a "l'impression d'avoir perdu un collègue, l'un des [siens]".

"Ce métier très difficile nous l'exerçons au quotidien avec toute notre énergie, nos valeurs, notre enthousiasme qui n'est pas toujours retenu. Il faut tenir. On a de la peine. [...] Quand on est devant une classe on met tout ce qu'on a au fond de nos tripes, on n'enseigne pas sans savoir pourquoi on est là. On a des connaissances à faire passer mais on a surtout des valeurs à faire passer. Je ne connais aucun enseignant qui enseigne sans avoir des valeurs solidement ancrées en lui. Ces valeurs-là sont mises à mal aujourd'hui. Je vous demande de les défendre", s'est-elle exprimée avec émotion.

"On est dans le pays où on peut s'exprimer. Comment peut-on mourir aujourd'hui, au XXIe siècle, pour avoir dit des choses qui n'ont pas plu à certains?", a-t-elle conclu.

Le texte de la revendication et une photographie de la victime morte ont été retrouvés dans le téléphone de l'assaillant

Le procureur de la République antiterroriste Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse, a indiqué ce samedi que le texte de la revendication et la photographie de la victime morte ont été retrouvés dans le téléphone de l'assaillant.

L'assaillant "bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement"

Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste, a tenu une conférence de presse ce samedi après l'assassinat d'un professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine, "compte tenu de la gravité des faits et de leur immense retentissement".

Il a indiqué que l'individu neutralisé est né à Moscou en 2002 et est russe d'origine tchétchène. Il "bénéficiait du statut de réfugié et était inconnu des services de renseignement".

Il "était porteur d'un titre de séjour délivré le 4 mars dernier".

Cazeneuve appelle à "combattre l'islamisme par tous les moyens du droit"

Au lendemain de la décapitation d'un enseignant qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, l'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve a appelé ce samedi à "combattre l'islamisme", cette "idéologie qui ronge de l'intérieur l'islam de France", "par tous les moyens du droit".

Invité par le Parti radical de gauche (PRG) à l'occasion de sa convention nationale en Seine-Saint-Denis, à cinq mois des régionales, Bernard Cazeneuve a estimé que l'islamisme est "le dévoiement d'une religion par un petit nombre d'individus".

Ceux-ci "n'ont que la haine à l'esprit de ce que nous sommes fondamentalement, la haine de l'amour que nous avons de la liberté, la haine que nous avons de l'amour de notre prochain, surtout lorsqu'il est différent de nous".

Mélenchon condamne un "acte terroriste islamiste" visant à "diviser les Français"

Interrogé par BFMTV, le chef de file de La France insoumise s'est montré particulièrement ému par la décapitation d'un enseignant à Conflans-Sainte-Honorine par un "terroriste islamiste". Des mots plutôt inhabituels dans la bouche du leader de gauche.

"Il n'y a pas une personne de cœur en France qui ne soit saisie d'horreur et de dégoût devant l'abomination de ce crime", a-t-il déclaré, appelant à "l'unité du peuple" en marge d'un rassemblement place de la République, à Paris.

Selon le député des Bouches-du-Rhône, "il est absolument invraisemblable et inouï (...) qu'on puisse, en France, commettre un tel crime". Il appelle l'exécutif à appliquer "une réponse ciblée" à cet acte dont le but "est de diviser les Français".

La communauté tchétchène se dit "horrifiée" par l'acte de l'assaillant

La communauté tchétchène se dit "horrifiée" par la décapitation de Samuel Paty, a affirmé ce samedi l'Assemblée des Tchétchènes d'Europe qui "condamne avec la plus grande fermeté" l'attentat commis par un Russe tchétchène de 18 ans.

"Notre communauté est horrifiée comme tous les Français par cet incident", a souligné dans un communiqué cette assemblée basée à Strasbourg, relevant "qu'aucune communauté ne peut être tenue pour responsable pour tous les actes isolés de ses ressortissants".

Tué par la police, l'assaillant a été identifié par les enquêteurs comme étant un jeune Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou et connu pour des antécédents de droit commun mais non pour sa radicalisation.

Un conseil de défense aura lieu dimanche à l'Elysée

Le conseil de défense consacré au drame de Conflans-Sainte-Honorine, et aux conséquences à en tirer, se tiendra d'après nos informations à l'Elysée dimanche.

Blanquer vise le parent d'élève qui a tourné la vidéo dénonçant Samuel Paty

Rendant hommage à la proviseure du collège où exerçait Samuel Paty, le ministre Jean-Michel Blanquer a affirmé qu'elle avait fait tout ce qu'il fallait faire en cas de plainte déposée par un parent d'élève. Ce qui fut le cas, donc, d'un père scandalisé par le fait qu'un enseignant puisse montrer une caricature de Mahomet en cours, tout en proposant aux élèves potentiellement choqués de quitter la salle si besoin.

"Elle était solidaire de son professeur, elle a alerté l'équipe Valeurs de la République, (...) il y a eu tout un travail de fait qui correspond à ce qui doit être fait, (...) à la fois un travail de soutien du professeur et de dialogue avec les parents", a-t-il expliqué.

Faisant ensuite allusion à la vidéo tournée puis publiée sur les réseaux sociaux par le père d'une élève de 4ème, le ministre de l'Éducation nationale l'a jugée "totalement scandaleuse" et "mensongère".

"Elle était faite pour aboutir à quelque chose, probablement de violent, en tout cas quelque chose qui était fait pour créer du conflit", a-t-il condamné.

"Nous devons montrer cette unité du monde adulte", prévient Blanquer

Le ministre de l'Education a appelé "le monde adulte" à se montrer uni face à ceux qui veulent ébranler les "valeurs de la République". Jean-Michel Blanquer estime que cela nécessite "la fermeté, la clarté, la subtilité aussi".

"Chaque enfant doit comprendre qu'il a de la chance d'être un enfant de France", a-t-il déclaré. Ces valeurs se maintiennent "par la force du civisme", juge-t-il.

Blanquer annonce des discussions pour définir une "stratégie républicaine"

Le ministre a annoncé que des discussions auront lieu tout au long des prochaines semaines "avec toutes les parties prenantes de l'Education nationale" pour "définir une stratégie républicaine" censée répondre à cet "acte odieux".

Cet acte a des racines, "la haine de la République"

Selon le ministre, la décapitation de Samuel Paty a "des racines, c'est la haine, c'est la haine de la République".

"Il y a clairement des ennemis de la République, contre la République et donc contre l'école, parce que l'école, c'est la colonne vertébrale de la République. C'est pourquoi notre réaction doit être à la hauteur", a-t-il déclaré.

Le ministre de l'Education nationale prend la parole

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, prend la parole depuis son ministère et exprime "l'émotion de toute l'Education nationale" et au nom de "tous les professeurs de France".

Un conseil de défense aura lieu à l'Elysée d'ici dimanche soir

Selon nos informations, un conseil de défense se tiendra à l'Elysée d'ici à dimanche soir. Il sera consacré à l'attentat perpétré contre le professeur d'histoire-géographie de Conflans-Sainte-Honorine.

"Nous nous relèverons tous ensemble", assure le maire de Conflans-Sainte-Honorine

Laurent Brosse, maire de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), s'est exprimé ce samedi au lendemain de l'assassinat du professeur d'histoire-géographie.

"Je tiens à dire aux habitants que nous nous relèverons. Nous nous relèverons tous ensemble. Nous nous relèverons grâce à notre esprit de solidarité qui fait la singularité de Conflans-Sainte-Honorine, avec un monde associatif extrêmement riche, un monde associatif de proximité. C'est en dialoguant, en échangeant, en écoutant, que l'on parviendra à surmonter cette épreuve dramatique", a-t-il assuré.

La conférence du parquet antiterroriste se tiendra à 15 heures

Le parquet national antiterroriste (PNAT) tiendra bien une conférence de presse à partir de 15 heures, ce samedi, sur le attentat islamiste perpétré la veille à Conflans-Sainte-Honorine.

Le professeur défunt fera bien l'objet d'un hommage national

Selon nos informations, la Nation rendra bien hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité vendredi après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. La réflexion sur cet hommage national s'est tenue en liaison avec la famille de la victime.

Un hommage national en cours de réflexion

Selon nos informations, un hommage national au professeur d'histoire-géographie du collège de Conflans-Sainte-Honorine, vraisemblablement décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, est actuellement à l'étude au sommet de l'État. Les autorités en discutent avec la famille de la victime.

Ursula von der Leyen adresse ses "pensées" aux enseignants "en France et en Europe"

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a adressé samedi ses "pensées" aux enseignants "en France et partout en Europe" après la décapitation d'un professeur d'histoire d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, près de Paris.

"J'ai appris avec horreur l'assassinat d'un professeur à Conflans-Sainte-Honorine. J'adresse mes condoléances à sa famille et aux Français. Mes pensées vont aussi aux enseignants, en France et partout en Europe. Sans eux, il n'y a pas de citoyens. Sans eux, il n'y a pas de démocratie", a-t-elle publié sur Twitter.

"La laïcité, colonne vertébrale de la République, a été visée" selon Castex

Le Premier ministre, Jean Castex, est actuellement au ministère de l'Éducation nationale pour une réunion au côté de Jean-Michel Blanquer, depuis 9 heures du matin.

"Ces agissements barbares, me semblent-ils, compte tenu des éléments dont je dispose, sont des actes qui sont imputables au terrorisme islamique", a déclaré le chef du gouvernement.

"Je veux vous faire part de ma totale indignation. La laïcité, colonne vertébrale de la République a été, à travers cet acte ignoble, visée", a-t-il tonné, prévenant:

"Nous n’avons pas l’intention de ne pas réagir face à ces agissements inadmissibles."

Le chef du gouvernement doit ensuite tenir, toujours avec Jean-Michel Blanquer, une réunion à Matignon, cette fois avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

L'imam Tarek Oubrou défend le droit à la caricature

Défendant la liberté d'expression et le droit à la caricature, le grand imam de Bordeaux a déclaré sur BFMTV ne pas vouloir "être censuré".

"Il faut enseigner à nos enfants cette tolérance et cette ouverture, quitte à être vexé. (...) Dieu a donné cette permission à l'homme, de caricaturer le divin, (...) théologiquement c'est établi dans les textes", a-t-il développé.

Selon Tarek Oubrou, "on a besoin d'un discours religieux qui apaise". Il pointe du doigt les discours "pas forcément fanatiques, mais qui peuvent inspirer le fanatisme", qui peuvent atteindre certains "esprits fragiles".

Conférence du parquet national antiterroriste aux alentours de 15 heures

D'après nos informations, une conférence du procureur de la République antiterroriste, Jean-François Ricard, est prévue pour 15 heures environ ce samedi au tribunal judiciaire de Paris.

L'imam Tarek Oubrou se dit "doublement choqué"

Selon le grand imam de Bordeaux, Tark Oubrou, les musulmans de France vivent "très mal" la situation causée par le meurtre effroyable perpétré vendredi à Conflans-Sainte-Honorine.

"On est entre le marteau et l'enclume. (...) Ces actes confirment les préjugés sur l'islam, donc automatiquement les gens vont faire un lien avec la religion, (...) c'est terrible pour les musulmans de France", constate-t-il auprès de BFMTV.

D'après Tarek Oubrou, "la quasi totalité des musulmans de France veulent vivre tranquillement, paisiblement, dans la discrétion parmi leurs concitoyens français".

"Ces actes-là, ils sont là pour semer cette brisure, cette fissure, cette division entre une communauté spirituelle, musulmane, qui veut vivre vraiment en paix", a-t-il déclaré sur BFMTV.

Ces jours qui ont précédé l'attaque

5 octobre: le professeur dispense un cours portant sur la liberté d'expression. C'est dans ce cadre qu'il entend montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4ème.

8 octobre: le père d'une élève de l'établissement décide de déposer plainte contre le professeur. Un signalement parvient également à Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE, la première association de parents d'élèves, faisant état "d'un père extrêmement énervé". Une enquête est alors ouverte.

12 octobre: l'enseignant est entendu et les policiers lui révèlent le contenu de la plainte du père de famille. Le professeur découvre, stupéfait, que ce père parle d'une élève qui ne fait pas partie de sa classe.

Il raconte le cours qu'il a fait, qui portait bien sur les caricatures de Mahomet. Il dit avoir proposé à des élèves qui ne voulaient pas assister à ce cours d'en sortir. Le dessin montrait le prophète accroupi avec une étoile dessiné sur ses fesses et l'inscription "une étoile est née".

Au vu des accusations dont il fait l'objet, l'enseignant décide à son tour de déposer plainte, non pas pour violences ou menace, mais pour diffamation et dénonciation calomnieuse. Quatre jours plus tard, il est retrouvé décapité.

L'auteur a posté une photo de son acte sur twitter

Le lien est désormais établi entre l'auteur de l'attaque et un message de revendication diffusé sur Twitter avec une photo de la victime, diffusé tout de suite après l'attentat, selon une source proche de l'enquête consultée par BFMTV.

Il nous est également précisé que ni l'auteur de l'attaque, ni sa famille, n'étaient connus pour radicalisation.

9 gardes à vue en cours (info BFMTV)

Selon nos informations, cinq nouvelles gardes à vue se sont ajoutées, en plus des quatre déjà annoncées dans la nuit.

Dans le détail, ce sont quatre membres de la famille du terroriste: les parents, son grand-père, son petit frère de 17 ans. Ils ont été interpellés dans l'Eure à Evreux, où ont également eu lieu des perquisitions.

Toujours selon une info BFMTV, cinq autres personnes, dont le père auteur de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il se plaint de l'attitude du professeur, un ami du père, qui l'avait accompagné voir la proviseure, et trois autres personnes. Toutes ont été interpellées dans les Yvelines, à Conflans-Sainte-Honorine et Chanteloup.

Pour Patrick Pelloux, "la mort de cet enseignant doit bouleverser le monde de l'enseignement"

"Il faut se mobiliser" martèle sur notre antenne Patrick Pelloux, ancien collaborateur de Charlie Hebdo. "La mort de cet enseignant doit bouleverser le monde de l'enseignement, doit bouleverser la société", poursuit l'urgentiste.

"Il se passe encore des choses, il faut dire les mots, sur la violence et le radicalisme religieux et l'islamo-fascisme [...] Il faut dire que cette gangrène qui va pourrir le pays ne peut pas continuer, et qu'on doit vraiment se mobiliser, parce que la laïcité n'est pas quelque chose qui exclut, croire c'est la liberté de chacun, on peut croire dans toutes les religions qu'on veut, mais l'islamisme ne prendra jamais le pouvoir politique en France."

Quatre personnes ont été placées en garde à vue

L'enquête ne fait que commencer. Quatre personnes, dont un mineur, membres de l'entourage de l'assaillant tué par les policiers après avoir décapité un professeur d'histoire-géo, ont été placées en garde à vue dans la soirée de vendredi à samedi, a appris l'Agence France-Presse (AFP) de source judiciaire.

La France de nouveau ciblée par un "attentat terroriste islamiste"

La décapitation à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, d'un professeur d'histoire-géographie, qui avait montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, a frappé d'effroi la France vendredi soir.

Le pays a de nouveau été touché par un "attentat terroriste islamiste caractérisé", selon les mots du président de la République Emmanuel Macron, qui s'est rendu sur place quelques heures après l'attaque.

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