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Attaque au Louvre: l'assaillant présumé aurait été filmé quelques jours avant au Carrousel

La garde à vue du suspect a dû être levée en raison de son état de santé.

La garde à vue du suspect a dû être levée en raison de son état de santé. - Alain Jocard - AFP

Lors de ses premières auditions, le suspect a indiqué qu'il voulait taguer des tableaux au Louvre car le musée symbolise la France.

Il a commencé à livrer quelques éléments mais l'état de santé de l'assaillant présumé du Carrousel du Louvre s'est subitement dégradé mardi rendant impossible la suite des auditions. Mais les enquêteurs disposeraient d'autres éléments pour retracer le parcours de l'homme et notamment les images de vidéosurveillance du Louvre.

L'assaillant présumé, qui se présente comme un Egyptien de 29 ans, aurait été filmé le 29 janvier dernier au Carrousel du Louvre puis à l'intérieur du musée parmi un groupe de touristes, a indiqué une source proche de l'enquête confirmant une information du Figaro. Le suspect avait "comme un besoin de faire un reconnaissance", note un enquêteur.

Taguer les peintures

La garde à vue du suspect a dû être levée mardi soir en raison de l'incompatibilité de la poursuite de cette mesure avec l'état de santé du mis en cause. Avant, il avait expliqué aux policiers qu'il voulait s'en prendre qu'à des choses matérielles, pas à des personnes. "Il voulait taguer des œuvres d’art avec ses bombes de peinture", a-t-il expliqué rapporte à BFMTV une source proche du dossier.

Son choix s'est porté sur le Louvre car le musée symbolise la France, un pays qui attaque ses "frères" en Syrie. Adepte des théories de Daesh, l'assaillant présumé dit avoir agi de son plein gré. Son acte n'aurait pas été commandé par l'organisation islamique. Il explique par ailleurs s'être muni de machettes pour pouvoir se défendre mais pas pour attaquer des personnes.

Ces déclarations sont prises avec prudence par les enquêteurs. Selon les premiers éléments, l'enquête avait permis d'établir que l'homme s'était jeté sur les quatre militaires de l'opération Sentinelle en faction ce jour-là. Avec sa machette, il avait blessé l'un d'entre eux au cuir chevelu. Au moment de l'attaque, il avait proféré des insultes et crier notamment "Allahou akbar" (Dieu est le plus grand, NDLR).

J.C. avec Cécile Ollivier