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Tariq Ramadan échappe à une nouvelle mise en examen

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Tariq Ramadan, entendu ce mardi par les juges d'instruction, ne sera pas mis en examen concernant la troisième plainte qui le vise.

Il n'y aura finalement pas de troisième mise en examen pour Tariq Ramadan. Les juges d'instruction, qui entendaient l'islamologue suisse pour la première fois ce mardi dans le cadre des accusations de viols qui le visent, ont choisi de le placer sous le statut de témoin assisté dans le cadre des accusations de Mounia, la troisième plaignante. 

"Les magistrats ont considéré, à la suite des explications de M. Ramadan et des documents qui ont pu être fournis, qu'il n'y avait pas lieu de mettre en examen M. Ramadan concernant Mounia", a déclaré son avocat, Me Emmanuel Marsigny, à l'AFP.

Le théologien reconnaît une relation extra-conjugale avec elle, assurant qu'elle était consentie. Il s'agit d'un tournant dans sa défense, Tariq Ramadan s'étant toujours présenté comme un homme de grande morale face à ses partisans. 

Une nouvelle plainte déposée

Âgée de 45 ans, Mounia a déposé plainte le 7 mars dernier. L'ancienne call girl assurait avoir été victime de plusieurs agressions sexuelles entre février 2013 et juin 2014. La défense de l'intellectuel a exhumé des centaines de photos et de vidéos envoyées par la plaignante, afin de démontrer que les rapports des deux parties étaient consentis. 

Tariq Ramadan a été mis en examen en février dernier pour viol et viol sur personne vulnérable. D'abord incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, il a été transféré à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes à cause de sa sclérose en plaques. Les deux premières plaignantes sont Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe qui l'accuse de l'avoir violée dans un hôtel parisien en 2012 (elle a récemment modifié la date du viol présumé), et une femme connue sous le pseudonyme de "Christelle", qu'il aurait violée dans un hôtel lyonnais en 2009. Une quatrième femme a porté plainte en Suisse, selon l'AFP. 

B.P. avec Cécile Ollivier