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Sac du commando de Redoine Faïd: "Ce serait bien étonnant qu’on ne retrouve pas de l’ADN"

Dominique Rizet, consultant police-justice de BFMTV, revient sur la découverte en forêt d'un sac attribué au commando de Redoine Faïd, après son évasion. Une découverte que les enquêteurs vont exploiter et qui pourrait permettre de faire progresser la traque du fugitif.

S'agit-il du premier faux-pas du commando qui a aidé Redoine Faïd à s'évader de la prison de Réau, le 1er juillet dernier en Seine-et-Marne? La découverte d'un sac une semaine après, qui semblait destiné à être enterré dans la forêt, pourrait révéler plusieurs informations sur l'équipe venue chercher le braqueur multirécidiviste, comme l'explique ce mercredi notre consultant police-justice Dominique Rizet:

"En général, quand on veut faire disparaître des armes, on les jette plutôt dans l’eau, dans des fleuves, dans un sac avec des pierres. Cela a le temps de pourrir, de rouiller, et d’ici à ce qu’on les retrouve il n’y a plus d’éléments exploitables", explique-t-il.

Ce qui soulève la question des intentions du commando: "Enterrer des armes, c’est sans doute pour une autre raison que les faire disparaître", estime Dominique Rizet. "Est-ce que leur intention était de les enterrer pour revenir les chercher, pour se servir de ces armes pour faire autre chose et peut-être des braquages?"

De nouveaux indices?

Le sac a été retrouvé dans une forêt de l'Oise par un chasseur, qui a surpris trois hommes. Il contenait de nombreux éléments dont une disqueuse qui aurait pu servir à son évasion, des fusils, une pelle, une pioche et des vêtements. Pas moins de 140 scellés ont été consignés par les enquêteurs, comme autant d'indices potentiels:

"Jusqu’ici on ne disposait pas d’éléments. La disqueuse avait disparu, on ne pouvait pas espérer y retrouver des empreintes, parce qu’elle était introuvable. Peut-être que ceux qui l’ont utilisée n’ont pas pris les précautions d’avoir des gants, pouvant laisser par la suite de l'ADN."

"Les trois suspects vont être recherchés" et "ce serait quand même bien étonnant qu’on ne retrouve pas de l’ADN sur tous ces éléments précieux", prédit Dominique Rizet.

B.P.