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PSG - L'UMP dénonce des "dérives communautaristes"

Les festivités pour le titre du PSG à Paris ont vité tourné à l'émeute.

Les festivités pour le titre du PSG à Paris ont vité tourné à l'émeute. - -

Affrontements entre casseurs et policiers, voitures et vitrines vandalisées, objets volés: le ministre de l'Intérieur a subi les foudres de l'opposition. Revivez cette journée d'affrontements politiques.

Les critiques pleuvent sur le gouvernement et la préfecture de police parisienne depuis les graves incidents survenus lundi soir, en marge des festivités pour le titre de champion de France du PSG. Tandis que la droite exige des démissions, la majorité se défend de n'avoir pas pu gérer autrement les débordements.

"Les responsables, ce sont d'abord les casseurs. Quelque 10.000 à 15.000 personnes étaient prévues, 800 policiers et gendarmes étaient mobilisés, c'est très important", s'est justifié le ministre de l'Intérieur Manuel Valls sur BFMTV. "Dans ce pays, on marche sur la tête. Tout de suite, on va chercher des têtes à mettre sur des pics. Les forces de l'ordre ont fait leur travail."


>> Ce live est terminé. Retrouvez ci-dessous les différentes passes d'armes entre l'opposition et la majorité, au lendemain des événements du Trocadéro.


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18h00 - La "gueule de bois". Pour notre dessinateur Na!, ce sont les propriétaires qataris du club qui doivent aujourd'hui avoir la gueule de bois...

17h50 - Copé se désolidarise de Vialatte. Jean-François Copé, président de l'UMP, a condamné mardi sur Twitter les propos tenus par un député de son parti, Jean-Sébastien Vialatte.

Je condamne les propos de J-S. Vialatte qui conduisent à un amalgame ne correspondant en rien à nos valeurs. Je prends acte de ses excuses.
— Jean-François Copé (@jf_cope) 14 mai 2013


S'exprimant également sur son compte Twitter, lundi soir, Vialatte avait écrit: "Les casseurs sont sûrement des descendants d'esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation!" Une formule qu'il a ensuite regrettée, parlant de "bêtise".

17h40 - Nouvelles interpellations. Quatre hommes ont été interpellés dans la nuit de lundi à mardi à Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis, soupçonnés d'avoir profité des incidents la veille pour voler dans une boutique des Champs-Elysées, notamment "des polos encore dans leur emballage d'origine" de la marque Abercrombie & Fitch.


17h30 - "Cela ressemble aux violences dans les banlieues". Au lendemain des incidents qui ont émaillé les festivités pour le PSG, le consultant en sécurité publique Mathieu Zagrodski assimile ces violences à celles de banlieues. Interview.


16h45 - L'Europe choquée. L'événement n'a pas tardé à faire le tour de l'Europe. Les violences survenues lundi à Paris ont été condamnées par l'ensemble des médias à l'étranger, en particulier chez nos voisins européens. Revue de presse signée RMC Sport.


16h30 - "Des dérives communautaristes". Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, n'a pas hésité à utiliser des formules proches des idées frontistes: "J'appelle à une prise de conscience sur les dérives communautaristes: nous ne supportons plus de voir dans ce type d'événements des drapeaux étrangers brandis de manière systématique par des jeunes en perte de repères", a-t-il notamment indiqué sur France 2.

Philippe Dominati, sénateur UMP de Paris, estime lui que "le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a toujours refusé d'assurer la sécurité de la ville. Son silence est aujourd'hui assourdissant." Pour Pierre Charon, sénateur UMP également, "le préfet de police Bernard Boucault n'a pas su anticiper puis gérer les débordements."


16h15 - Les risques ont-ils été sous-estimés? La présence massive de casseurs pouvait-elle être anticipée de meilleure manière par les Renseignements et par la police? Elements de réponses en vidéo.


15h35 - Une voix discordante au sein du PS. Le président du groupe PS au Sénat François Rebsamen n'écarte pas une part de responsabilité du ministre Manuel Valls dans les incidents. A une question de Public Sénat qui lui demandait si les événements relevaient de la responsabilité du club ou du ministère de l'Intérieur, Rebsamen a répondu: "Peut-être des deux". Il s'est toutefois empressé de préciser qu'il n'avait "pas les éléments du dossier pour porter un jugement", assurant avoir "toujours soutenu l'action menée par le ministre de l'Intérieur".


15h25 - Copé s'en prend au préfet de police. Interrogé par le Figaro, le président de l'UMP estime que les principales responsabilités de ce "fiasco" incombent au préfet de police de Paris, Bernard Boucault. "Il accumule les fautes, au sens professionnel du terme, par son incapacité à assumer l'autorité de l'Etat et ses maladresses d'expression. [...] Si le ministre de l'Intérieur ne tire pas immédiatement les conséquences en démettant le préfet de police de ses fonctions, c'est alors lui-même qui sera en première ligne pour en assumer la responsabilité."


15h15 - Manuel Valls contre-attaque. Le député UMP Claude Goasguen a lui aussi pris pour cible le ministre Valls lors des questions au gouvernement. Celui-ci n'a pas manqué de lui répondre, malgré un malaise manifeste. "Vous aviez choisi la rue contre le Parlement lors des manifestations contre le mariage pour tous, alors que même des groupuscules d'extrême droite, violents et déterminés sévissaient. Aujourd'hui, on ne vous entend pas concernant les coupables, les ultras et les casseurs qui défient les lois et l'autorité. Alors, à l'évidence, l'ordre a changé de camp. Vous êtes pour le désordre, ici c'est l'ordre républicain!", a asséné le ministre de l'Intérieur.


15h02 - NKM passe à l'attaque. La députée UMP de l'Essonne s'est livré à une attaque en règle de la majorité. "Un quartier de Paris a été livré à une bande de voyous. [...] Bilan: 32 blessés, et tout cela du fait du manque de préparation de la police qui n'avait pas anticipé l'ampleur de l'événement."

Manuel Valls lui a répondu en commençant par condamner "les voyous", et a rappelé que "des incidents bien plus graves" avaient eu lieu par le passé en France, concluant qu'il comptait "bien poursuivre [s]a mission".


15h00 - Questions au gouvernement sous tension. Les parlementaires se retrouvent à l'Assemblée nationale pour la traditionnelle séance de questions au gouvernement. Les députés vont revenir sur les incidents de la veille.


14h45 - La ligue de football réagit. Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), dit assumer sa "part de responsabilité" dans ce qu'il qualifie de "fiasco", reconnaissant qu'il avait "donné [s]on accord pour que le trophée soit remis, non dans l'enceinte du Parc des princes, mais en ville, afin d'en faire profiter tous les parisiens".

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>> L'ESSENTIEL

• 32 personnes ont été blessées, dont trois policiers

• 42 personnes ont été interpellées

• L'UMP demande le départ du préfet de police

Alexandra Gonzalez